Roborace : Le design des voitures de course autonomes enfin dévoilé !

Amateurs de sports mécaniques, attachez vos ceintures. La Formule E, la compétition de voitures électriques agrandit sa famille avec une course de voitures sans pilote, dont le modèle a été dévoilé hier.

La voiture du futur est bien là. A la frontière entre la formule 1 et la course de drones, la ligue de Formule E reste à la pointe de la technologie et va intégrer dès 2016 des véhicules autonomes.

Le design du futur modèle de course a été réalisé par le célèbre designer allemand Daniel Simon pour la marque Kinetik. Celui-là même qui avait dessiné les véhicules du film Tron : Legacy. L’allemand est un spécialiste puisqu’il officie principalement dans le design futuriste. C’est à lui qu’on doit de nombreux prototypes de véhicules innovants tels que les Cosmic Motors, la formule 1 de HRT ou bien la Bugatti Veyron d’Hermès. Ses créations ont également été données à voir dans les films Oblivion et Captain America.

Tout juste nommé Chef du Design de la Formule E, Daniel Simon explique sa démarche : “Mon but était de créer un véhicule qui exploite l’incroyable opportunité offerte par sa conduite autonome, sans pour autant pénaliser son esthétique. Depuis le début, j’ai travaillé avec des ingénieurs et des aérodynamiciens pour trouver cet équilibre. Comme la Roborace tient autant de la compétition que du divertissement, l’esthétique a été un critère particulièrement important de notre cahier des charges“.

L’objectif affiché par ses promoteurs est de “fournir une plateforme de compétition aux solutions de conduite autonome qui sont en train d’être développées par de nombreux industriels de l’automobile et d’acteurs majeurs de la technologie, dont certaines universités” comme l’avait relevé le journal Le Monde. A l’instar de la formule 1, les compétitions de voitures autonomes offriront un terrain de jeu, d’expérimentation et de promotion sans équivalent pour les constructeurs automobiles qui se lancent un à un dans la course à l’autonomisation. Oubliez les Ferrari, Mercedes et autres consorts, imaginez plutôt un duel épique pour la première place entre les ingénieurs de Tesla et de Google, juste devant le bolide d’Apple, bon troisième. Le CEO de la Formula E, Alejandro Agag ne mâche pas ses mots: “Aujourd’hui est un jour historique pour le sport mécanique et l’industrie automobile. Les premières images de la Robocar de Daniel Simon représentent une vision du futur de l’automobile, une vision de notre futur“.

Le design de la roborace autonome de Daniel Simon

A l’instar des Clio Cup, tous les participants disposeront du même véhicule. La différence se jouera sur le logiciel que les 10 équipes de programmeurs y intégreront. Cette nouvelle catégorie rebat donc toutes les cartes puisqu’il faudra à la fois se prévaloir de compétences en mécanique, en course, mais aussi en informatique. Les entreprises d’informatique devront ainsi acquérir des compétences techniques et mécaniques qu’ils n’ont pas forcément, et à l’inverse, les constructeurs traditionnels devront développer un savoir-faire en informatique et robotique.

Le design de la roborace autonome de Daniel Simon

Le fait qu’il n’y ait pas de pilote embarqué ouvre grand le champ des possibles, puisque les constructeurs n’auront plus à composer avec la contrainte la plus capitale : le pilote. La taille et la sécurité de l’habitacle, la vitesse de pointe, d’accélération ou bien de freinage pourront être totalement libres. Plus besoin d’épargner au pilote les effets d’un transfert de charge trop important. De quoi pulvériser le nombre de G tolérable par le corps humain !

Outre Pékin et Long Beach en Californie, la Roborace fera étape dans bien d’autres villes du monde. Moscou, Londres, Berlin, Mexico, Putrajava (Malaisie), et Punta del Este (Uruguay), toutes auront droit à leur course de bolides sans pilote.

Crédits Photos : Daniel Simon pour Wired

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Roborace : Le design des voitures de course autonomes enfin dévoilé !

Atlas V : Décollage de la première fusée partiellement imprimée en 3D

Le 22 mars, une fusée en partie constituée de composants imprimés en 3D et transportant un cargo Cygnus a décollé depuis la station de l’Air Force de Cape Canaveral en Floride, en direction de la Station Spatiale Internationale (ISS).

A l’origine de ce projet, la United Launch Alliance, une joint-venture formée en 2006 par Boeing et Lockheed Martin. Ce partenariat associe les deux types de lanceurs les plus utilisés du secteur, les modèles Atlas de Lockheed et les Delta de Boeing, qui comptabilisent plus de 1300 lancements à leur actif. Cette entreprise développe des lanceurs non récupérables (EELV) à destination des agences du gouvernement américain comme la NASA et l’US Airforce. La famille de fusées Atlas V connaît notamment un taux de réussite de lancement de 100%.

On savait le lanceur Atlas V capable de lancer des fusées, mais des fusées imprimées en 3D, c’est une première ! Certains composants -pas tous- ont été réalisés par impression 3D en thermoplastique ULTEM 9085, un matériau particulièrement robuste. Grâce à l’imprimante Fortus 900mc 3D de Stratasys, le nombre de pièces constituant l’assemblage du Système de Contrôle Environnemental a été considérablement diminué, passant de 140 à 16 pièces seulement !

L’impression 3D présente un sérieux avantage sur la conception de pièces complexes, et diminuant drastiquement les coûts de production, qui auraient été réduits de 57% pour ce composant. des pratiques qui économiserait un million de dollars par an à l’ULA. Le Système de Contrôle Environnemental a un rôle crucial. Lors du lancement de la fusée, c’est à travers ces tuyaux que l’air naviguent pour refroidir les composants sensibles.

atlas v rocket 3d ula

Pour le compte de la NASA, le cargo Cygnus d’Orbital ATK avait pour mission de transporter 3600 kg de ravitaillements à destination de l’ISS. Il est arrivé à bon port le 26 mars. Un cargo Cygnus avait déjà apporté un système d’impression 3D à bord de l’ISS pour permettre aux astronautes de reproduire rapidement et facilement les pièces nécessaires à leurs missions.


Si jamais vous aviez l’âme d’un astronaute et que vous étiez prêt à imprimer votre propre fusée, vous pouvez visiter la page de l’ULA dédiée à cet effet.

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Atlas V : Décollage de la première fusée partiellement imprimée en 3D

Le robot-guide de KLM pourrait bientôt arriver dans les aéroports

Le robot-assistant de la compagnie aérienne hollandaise KLM a passé les derniers tests avec succès. Pendant tout le mois de mars, Spencer a fait preuve de tout son talent en conditions réelles dans l’aéroport de Schipol aux Pays-Bas.

Depuis trois ans, dans le cadre d’un projet financé par l’U.E (à hauteur de 3 millions d’euros sur les 4 millions nécessaires), différentes universités hollandaises, suédoises, allemandes, suisses et le CNRS collaborent pour concevoir Spencer, un robot d’accompagnement des usagers dans les aéroports. Son rôle ? Guider les passagers dans les couloirs de l’aéroport de Schipol aux Pays-Bas.

Dans cet aéroport, les transferts d’une porte à l’autre représenteraient plus de 70% du trafic humain. Un défi de taille, donc, pour les compagnies aériennes qui cherchent à minimiser le temps perdu pour leurs clients et ainsi que pour leurs employés. Mais la vraie difficulté, c’est de concevoir un robot qui puisse faire face à l’agitation humaine et incessante qui est à l’oeuvre dans les aéroports. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce programme intitulé “Social situation-aware PErceptioN and action for CognitivE Robots” que de mettre l’accent sur le développement des facultés cognitives de Spencer.

Ce qui rend SPENCER unique, c’est sa capacité à appréhender les interactions sociales entre individus. Il peut “voir” et analyser les gens qui s’approchent de lui. A partir de leurs comportements, il peut en déduire que ces individus sont en famille, en couple ou des inconnus. Et il peut apprendre et donc se soumettre aux règles sociales.” a indiqué Kai Arras de l’Université de Fribourg et coordinateur du projet.

Spencer a passé avec succès la dernière phase de tests, en conditions réelles. Derrière sa bouille digne d’un E.T, SPENCER est doté de capacités novatrices : il peut détecter et suivre plusieurs personnes à la fois, reconnaître leurs positions et leurs relations sociales et apprendre des comportements humains en conservant une prise de distance après évaluation des effets psycho-sociologiques d’une interaction humain-robot. Du haut de son mètre quatre-vingt-treize, ce robot de 250 kg déterminera le chemin le plus rapide pour que les passagers effectuent leur transfert le plus rapidement possible.


Spencer le robot guide de KLM

Spencer le robot guide de KLM

Spencer le robot guide de KLM

Bien évidemment, ce projet de recherche en conscience sociale ne restera pas cantonné au secteur aéronautique. Avec ce système très avancé de robot à intelligence situationnelle et sociale, les applications sont multiples, notamment dans les domaines liés au service, comme l’assistance domestique, la santé ou le conseil client… Le système pourra même être incorporé aux voitures autonomes pour une analyse comportementale plus fine afin d’anticiper et de prévenir les accidents avec ces imprévisibles êtres humains !

Pour le moment, SPENCER attend toujours le feu vert pour entrer dans la prochaine phase d’évaluation. Son destin repose donc entre les mains du CNRS et de KLM, chargés de l’évaluation du produit. Le premier bâton dans les roues de Spencer, c’est évidemment son prix, sa taille (1,93m) et son poids (250kg) qui limitent ses capacités de circulation dans des lieux bondés de monde. L’équipe est réaliste : SPENCER n’est pas encore tout à fait prêt à intégrer nos aéroports.

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Le robot-guide de KLM pourrait bientôt arriver dans les aéroports

Les trois annonces à retenir du Build2016 de Microsoft

Du 30 mars au 1er avril, Microsoft organise son Build2016, la plus grande conférence de la firme de Redmond. Le géant de l’informatique en a profité pour présenter une panoplie de nouvelles pépites technologiques. Voici les trois annonces qui ont retenu notre attention.

Seeing AI : redonner la vue aux aveugles

Les machines nous prennent nos jobs, mais aussi ceux de nos chiens ! Evidemment, chez H+ Magazine, ce genre de phrases nous fait doucement sourire. En tout cas, l’ambition de cet ingénieur de Microsoft, Saqib Shaikh, est de parvenir à compenser son handicap grâce à une intelligence artificielle.

Montée sur des lunettes intelligentes, SeeingAI permet à son utilisateur de se mouvoir dans l’espace en suivant les conseils d’une IA. Elle fonctionne comme l’audio-description des films. Les détails importants de l’environnement proche sont décrits de façon remarquablement fine pour une IA. Elle identifie “un jeune qui fait du skateboard”. Démonstration en vidéo.

Des chatbots pour commander des pizzas

Après avoir essuyé un échec cuisant en libérant une IA sur le réseau social twitter, Microsoft a toujours du cœur au ventre. La firme voit dans la robotique et l’intelligence artificielle “le futur du service-client”, selon les mots de son chef exécutif, Satya Nadella.

Si de tels robots de discussion officiaient sur de nombreux sites de commerce en ligne, Microsoft entend tirer son épingle du jeu en inondant le marché de ces bots. “Commander un taxi, acheter un billet d’avion ou une pizza, tout ce que vous faites aujourd’hui sur le Web ou avec des applications, vous pourrez le faire demain en discutant avec un bot“, conclut-il.

Ils sont destinés à fonctionner un peu comme les Siri, Cortana et autres consorts, mais de façon moins invasive et exclusive. Enfin, en incorporant ces bots à Skype, Microsoft veut rattraper son retard dans la course au développement d’applications de messagerie multi-fonctions telles que Snapchat, Whatsapp ou le chinois WeChat. Bientôt vous pourrez commander une pizza via un chatbot, qui vous sera livrée par un robot, comme le propose déjà Domino’s Pizza.

chatbot skype microsoft pizza

Les Hololens devenues réalité

Cela faisait très longtemps que j’attendais ce moment” a indiqué Alex Kipman, l’un des développeurs de l’Hololens. Le casque de réalité augmentée de Microsoft vient tout juste d’arriver sur le marché. Les premières commandes ont été envoyées mercredi. La firme a également dévoilé ses premiers partenaires d’envergure, qui ne sont autres que la NASA, Airbus ou bien Volkswagen. Microsoft prévoit également des applications dans le domaine médical et de l’éducation. L’édition de développement est actuellement en vente pour la modique somme de $3000.

Plus d’informations sur l’Hololens.
Plus d’informations sur SeeingAI

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Les trois annonces à retenir du Build2016 de Microsoft