Cet étudiant a conçu une carte imprimée en 3D pour les aveugles

Un étudiant en ingénierie mécanique de l’Université du Texas a conçu une carte en relief, imprimée en 3D, pour permettre aux aveugles de mieux se repérer sur le campus.

Tyler Wooten est étudiant en première année de génie mécanique et industrielle à l’Université A&M du Texas. Cela fait cinq ans qu’il y étudie. Cinq années de formation qui lui ont permis de donner vie à son idée. Une idée pour le moins ingénieuse, mais surtout généreuse. Il a conçu une carte du campus de l’Université pour aider les personnes atteintes de troubles de la vue à mieux s’y repérer.

Certaines grandes entreprises commencent à utiliser la technologie pour améliorer le quotidien des personnes atteintes de divers handicaps, comme cet ingénieur aveugle de Microsoft qui avait dévoilé l’appli d’audio-description SeeingAI, fonctionnant grâce au machine learning. De son côté, Google avait lui aussi présenté l’appli Voice Access, qui permet aux paralysés ou aux amputés d’activer et de contrôler leur téléphone à distance via la parole. Néanmoins les résultats se font encore attendre et peu de produits high-tech à destination des handicapés font leur entrée sur le marché des produits de consommation.

Dès son entrée en première année, le jeune Wooten s’inscrit d’emblée dans un cours d’impression 3D au Centre d’ingénierie et d’Innovation. Très vite, il y prend goût et décide de mettre à contribution ses compétences acquises en matière de fabrication additive. Son objectif était d’apporter son aide à ceux qui en ont besoin. Il explore plusieurs solutions avant d’arriver à celle qu’il retiendra et mènera à son terme. Et s’il créait une carte représentant les bâtiments du campus en trois dimensions et en les associant à du braille pour aider ses camarades aveugles à se déplacer sur le campus de 20 km² sur lequel étudient pas moins de 50 000 étudiants ?

Bien que très clair dans son esprit, il lui manque les compétences pour réaliser ce projet à lui seul. C’est alors qu’il entre en contact avec Kaitlyn Kellermeyer, également étudiante du campus. Mais elle a une particularité, en plus d’avoir les compétences que recherche Wooten, elle est aveugle. Cela faisait d’elle la collègue parfaite pour mener à bien ce projet.

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Après une longue série de tests et de corrections, l’équipe touche enfin au but.

Avoir accès à une carte tactile permet aux aveugles de mieux se représenter l’échelle, la taille et la proximité, des perceptions qui sont difficiles à ressentir rien qu’en marchant ou lorsque quelqu’un vous décrit un lieu“, explique Tracey Foreman, du centre de recherche sur le handicap de l’Université du Texas. Selon elle, les gravures tactiles sont déjà utilisées pour aider les aveugles à mieux comprendre les cartes, graphiques et autres diagrammes. Jusqu’à présent la plupart des cartes sont réalisées avec des techniques d’impression de braille, comme le thermoformage ou le papier en relief.

Tandis qu’ici, le recours à une impression 3D permet de reproduire une version miniaturisée du campus en comprenant le relief et respectant une même échelle. Pour concevoir ce campus miniature, Wooten a téléchargé le logiciel de modélisation 3D Solidworks immédiatement après avoir rencontré Kaitlyn Kellemeyer. Dès la première semaine, il imprime quelques cartes, et lorsqu’il en tend une à sa partenaire, celle-ci a crié de joie. “C’était génial de voir cette chose passer d’une idée à quelque chose de concret et d’utile” témoigne-t-il. Malgré un processus d’impresssion de 10 heures, le jeune ingénieur ne déchante pas et se rend deux fois par semaine au laboratoire pendant les vacances d’été. A ce jour, il a déjà modélisé et imprimé des cartes similaires pour l’Ecole intermédiaire de Westbrook à League City, mais aussi pour le Centre de Vie Autonome de Brazos Valley, où vivent des dizaines de personnes handicapées en tout genres à qui on met à disposition des technologies contribuant à leur autonomie. Et ce qui a commencé comme une idée généreuse pourrait bien se transformer en business dans le pays de l’entrepreneuriat.

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Cet étudiant a conçu une carte imprimée en 3D pour les aveugles

Quick meal? 3-D printed dinner

A professor and his students have invented a 3D food printer that could revolutionize the way we think about food and prepare it — it can fabricate edible items through computer-guided software and the actual cooking of edible pastes, gels, powders, and liquid ingredients — all in a prototype that looks like an elegant coffee machine.
Quick meal? 3-D printed dinner

Les chatbots, futures passerelles privilégiées d’accès au web ?

Les études de prospection sont formelles : les chatbots et autres assistants virtuels sont plus populaires que jamais et le seront encore plus. Commerce en ligne, applications, internet des objets, les assistants intelligents seront partout.

L’avènement des chatbots ?

Les chatbots sont partout. Ils ont investi les grands sites pour vous accompagner dans votre parcours d’achat, ou pour modérer les propos sur les réseaux sociaux et les chats. Hier encore, pendant nos recherches sur un spécialiste du machine learning, un de ces agents conversationnels proposait son aide sur le site web de l’entreprise. Avec le succès qu’on leur connaît…

L’efficacité n’est évidemment pas toujours au rendez-vous et à peine nous écartons-nous des sentiers battus que l’agent en question déraille et perd complètement le fil de la conversation. Mais les progrès dans le domaine sont palpables. C’est bien pour cela qu’ils sont partout. Ils permettent de répondre aux questions les plus basiques et prévisibles, et accessoirement, les plus nombreuses, ce qui soulage indubitablement l’équipe du service-client d’un certain fardeau.

Leurs progrès, ces chatbots les doivent notamment aux avancées de la recherche en matière d’intelligence artificielle et de réseaux de neurones. Les textes et le sens des mots sont mieux décortiqués et interprétés que jamais par les nouvelles techniques de deep learning, dont le nouvel algorithme DeepText de Facebook est le descendant direct.

Au-delà de l’expérience calamiteuse de TayTweets, l’IA tweetos de Microsoft, les exemples de réussites sont de plus en plus nombreuses. On se souvient notamment de l’épisode de Jill, le tuteur scolaire artificiel des étudiants en machine learning de Georgia Tech. Le professeur Ahsek Goel avait piégé ses élèves en faisant passer une IA pour un tuteur en chair et en os, sans que personne ne s’en rende compte, même après six mois d’interactions.

Et les plus grands groupes s’y mettent également. Des assistants virtuels comme Siri ou Cortana, on bascule vers le matériel avec Amazon, qui travaille déjà depuis longtemps sur son assistant personnel Echo. De son côté, Google a dévoilé il y a quelques mois son équivalent maison, Google Home.

Des start-up ont également sauté sur ce créneau prometteur, au premier rang desquelles le français Buddy ou les américains Jibo et Otto. Car ces assistants plus ou moins virtuels selon les modèles, investissent tous les champs : juridique, business, et même public avec Amélia, la première fonctionnaire municipale virtuelle du Royaume-Uni.

Une étude esquisse l’avenir des bots grand public

Si les consommateurs exprimaient auparavant une certaine réticence à utiliser les chatbots, il semblerait que la tendance soit en cours d’inversion.

Alors que le cabinet de recherche TechSci Research promet une croissance de 75% pour le secteur de l’IA sur la période 2016-2021, une nouvelle étude vient confirmer l’avenir radieux de l’IoT et des chatbots notamment.

D’après le rapport, le nombre de requêtes effectuées via des assistants personnels sont en constante augmentation, 33% des détenteurs de smartphones américains interrogés auraient utilisé cette fonctionnalité le mois précédent. C’est à Siri qu’on doit notamment cette augmentation, tant dans l’efficacité des résultats de requêtes que dans la détection vocale ou même dans la voix du bot, bien que Facebook M soit celui qui ait suscité le plus grand enthousiasme.

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Ce qui sort des analyses de réactions sur les réseaux sociaux (car tel semble avoir été la méthode d’étude) est que la plupart d’entre elles exprimaient avant tout de l’anticipation, l’assistant n’était pas encore officiellement sorti… “Ce qui différencie Facebook M des autres, c’est sa capacité à dépasser votre requête“, explique l’analyste d’ADI, Joe Martin, “il passe à l’étape supérieure en vous permettant directement d’acheter des produits, de réserver un hôtel ou une table de restaurant, et ne se contente pas seulement de donner réponse à vos questions“.

Quoi qu’il en soit, le marché des assistants intelligents est en pleine croissance et si le marché américain représentait à lui seul près de 40% des parts du secteur, c’est bien le continent asiatique qui est le nouveau moteur de cette révolution numérique avec une croissance de plus de 33% dans le domaine entre 2015 et 2020, selon Transparency Market Research. Et selon le cabinet Gartner, spécialisé dans l’IoT, les assistants numériques prendront en charge au moins pour 2 milliards de dollars de transactions d’ici la fin de l’année 2016.

Plus globalement, ce que cette étude met en avant, c’est l’essor des objets connectés, et surtout leur acceptation dans la société, d’abord méfiante à leur égard. En 2015, 51% des utilisateurs de smartphones interrogés ont déclaré avoir déjà utilisé un objet connecté de la maison. Et trois-quarts d’entre eux exprimaient un sentiment positif en évoquant ces technologies.

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Evidemment, l’essor des objets connectés s’accompagnera logiquement de celui des agents personnels qui apparaîtront progressivement comme les meilleurs sinon les seules clés centrales pour gérer une multitude d’objets. Du moins, c’est le pari que prend un nombre toujours plus important d’entreprises.

Etude Adobe Digital Index.

Etude de Gartner.

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Les chatbots, futures passerelles privilégiées d’accès au web ?

Ford et le MIT, ensemble pour faire avancer la voiture autonome

Le constructeur automobile Ford s’associe au MIT pour tester la technologie de ses véhicules électriques sur le campus et récolter des données précieuses.

Ford s’associe au MIT

La Ford Motor Company vient d’annoncer un partenariat juteux avec l’une des premières pépinières de talents de la planète : le Massachussets Institute of Technology. Ce même Institut qui produit les plus éminents esprits de la science et de la politique : l’ex-secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, le linguistique Noam Chomsky, l’astronaute Buzz Aldrin, King Gillette (créateur des rasoirs), l’architecte de la pyramide du Louvre Leoh Ming Pei ou bien encore Bill Hewlett (HP). Un centre de formation à la pointe de la technologie qui a accouché de pas moins de 25 000 spin-offs depuis sa création au milieu du XIXe siècle. Au hasard : BuzzFeed, Boston Dynamics, Bose, Intel…

Ford et l’Institut collaborent déjà étroiement depuis 1998 et le lancement de l’Alliance Ford-MIT. Un programme qui a déjà financé pas moins de 150 projets. Des projets qui couvrent une variété de technologies dont la cybersécurité, l’analyse de données mais aussi et surtout sur la mobilité avec des projets portant sur l’électrification, l’autonomisation ou la connectivité des véhicules de transport. Le MIT, c’est également le géniteur de 3DEO, une entreprise pionnière de la commercialisation des technologies Lidar, très prisées par le constructeur automobile.

C’est sans doute la raison pour laquelle les deux parties viennent de signer un nouveau partenariat pour mener un programme d’essais et d’évaluation de véhicules connectés sur le campus de l’Institut. Concrètement, Ford mettra une flotte de navettes électriques à disposition des étudiants et professeurs. A l’instar du robot Jackraboot de Stanford qui circule dans les allées du campus californien, l’objectif est de confronter un système intelligent à la réalité du terrain pour évaluer son adresse et son inclusion dans la vie quotidienne tout en rassemblant quantités de données clés sur son fonctionnement dans un milieu dynamique.

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La compagnie veut utiliser ces données, non seulement pour améliorer ses véhicules, mais aussi pour améliorer ses systèmes de gestion du trafic routier en comprenant la façon dont les piétons se déplacent en milieux urbains. Les véhicules utiliseront leur capteurs LiDAR et leurs caméras pour analyser le flux de piétons et mieux anticiper la demande pour son service de navettes : “les capteurs embarqués rassemblent des données pour estimer les flux de piétons” explique Ken Washington, vice président de la Recherche chez Ford, “cela nous aidera à affiner nos algorithmes qui à leur tour récolteront des données plus pertinentes. L’objectif est d’améliorer les services de transports à la demande tout en aidant les chercheurs à mieux comprendre comment détecter les piétons“.

Ford Motor Company travaillera sur ce projet avec le laboratoire de recherche en aéronautique et astronautique. De façon à ce que les résultats de ces travaux bénéficient au développement de systèmes de navigation et de contrôle d’appareils autonomes aériens, spatiaux et terrestres.

Les résultats devraient également servir au projet Dynamic Shuttle du constructeur. Celui-ci permet à ses employés du campus du Michigan de commander une navette grâce à une application smartphone.


mise au point de la Ford électrique sur la camus du MIT

Nouvelle vitrine pour la technologie Lidar

A contre-courant du patron de Tesla Motors, le constructeur historique Ford a mis les pleins gaz dans le développement des systèmes Lidar. Cette relativement nouvelle technologie a été présentée au monde comme le remplaçant du radar. Tesla est l’un des rares concepteurs de voitures autonomes à parier encore sur cette technologie. A l’inverse, Ford n’a de cesse de vanter les mérites du Lidar. En mars, la compagnie annonçait fièrement avoir mené avec succès des premiers essais de conduite nocturne pour son véhicule autonome, grâce à lui. Le Light Detection and Ranging est un système de repérage dans l’espace basé sur la réflexion de signaux lumineux émis par un laser. Contrairement aux ondes électromagnétiques, les signaux lumineux sont plus rapides et permettent de fabriquer des dispositifs plus légers et compacts.

En plus d’être compact, il est également jugé plus efficace. Suite au premier accident mortel impliquant directement le système de pilotage automatique de Tesla, les premiers éléments de l’enquête du National Transport Safety Board mettent en cause l’absence de ce système de détection à bord du véhicule. Bien que la responsabilité du dispositif soit à relativiser, étant donné que le véhicule autonome roulait à 15 km/h au-dessus de la limite de vitesse autorisée (119 au lieu de 104).

Nightvision-goggles

Premier rapport d’enquête sur l’accident Tesla.

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Ford et le MIT, ensemble pour faire avancer la voiture autonome

Et l’intelligence artificielle brassa la meilleure bière

Ce n’est pas une mauvaise plaisanterie. La start-up IntelligentX brasse sa propre bière grâce aux pouvoirs de l’intelligence artificielle.

Si vous croyiez que le brassage de la bière était un artisanat millénaire épargné de toute concurrence des machines, vous vous trompiez. Née d’un partenariat entre Intelligent Layer et 10X, la start-up IntelligentX a pour ambition de concevoir la meilleure bière, du moins celle qui convienne à tous les goûts et ce grâce au machine learning. Car la confection d’un bonne bière n’est qu’affaire de goût et d’intuition, c’est aussi et surtout une affaire de chimie ! C’est la raison pour laquelle vous ne trouverez que des employés en blouse blanche dans le laboratoire londonien de la start-up. Leur principal instrument ? Des ordinateurs.

l'équipe de IntelligentX

Pour confectionner cette fameuse bière, ces scientifiques et informaticiens ont mis au point un programme intelligent. Ce n’est pas une API qu’ils proposent, mais bien une ABI, pour Automatic Brewing Intelligence. A l’instar du film Impossible Things, dont le scénario a été écrit après traitement de millions de données récoltées sur les goûts des spectateurs, l’IA de IntelligentX s’est également nourrie des recettes de bières artisanales pour en tirer de nouveaux et savoureux mélanges. Le procédé n’est pas entièrement nouveau puisqu’IBM et sa plate-forme Watson ont déjà séduit un restaurant espagnol qui l’a engagé pour élaborer des recettes et menus originaux. Dans le cas présent, l’équipe de brasseurs du futur a mis au point des algorithmes complexes qui apprennent des retours des clients.

Pour le moment, la start-up ne propose que quatre bières sur la plate-forme en ligne UBrew : ambrée, blonde, brune et pale ale. L’idée étant que “plus l’on rassemble de données, meilleure sera votre bière“, explique-t-elle sur son site. Pour arriver à ce résultat, ils ont transformé une multitude d’ingrédients et de techniques en structure de données pour les soumettre à leur IA, explique Rob McInerney. A terme chaque recette sera postée en ligne aux yeux de tous, car il n’y aucune crainte à avoir quant à la protection de leur recette secrète, celle-ci ne fait qu’évoluer constamment à mesure que l’ABI élargit son savoir.

Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre Intelligent Layer, une entreprise qui veut passer de “l’analyse à l’apprentissage“, et 10x, une agence de communication fondée par Hew Leith, ancien patron de l’agence M&C Saatchi, celle-là même qui avait commandé le projet de court-métrage Eclipse, écrit par une IA. Une bonne manière de promouvoir les activités de l’une et l’autre en inventant un concept d’IA original et qui parle au plus grand nombre.

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Et l’intelligence artificielle brassa la meilleure bière