L’harmonie homme-machine au coeur du nouveau centre de recherche en IA de Berkeley

Apprendre aux machines à se conformer aux valeurs humaines et éviter qu’elles n’entrent en conflit avec l’Homme, telle est la mission du tout nouveau centre de recherche de l’Université de Berkeley emmené par l’éminent expert en intelligence artificielle Stuart Russell.

Un sceptique au pays de l’innovation effrénée

Diplômé de Physique à l’Université d’Oxford en 1982 puis de science informatique à Stanford quatre ans plus tard, Stuart Russell est connu et reconnu pour son ouvrage Artificial Intelligence : A Modern Approach, cité plus de 28 000 fois sur Google Scholar. Publié en 2010, ce livre est considéré comme l’un des piliers de la recherche scientifique dans ce domaine. Professeur de science informatique et d’ingénierie à l’Université de Berkeley en Californie, il est également spécialiste en neurologie à l’université de San Francisco et s’interroge notamment sur la raison et la structure de l’intelligence humaine.

S’il s’est spécialisé dans la recherche sur les programmes intelligents dès le début des années 1990, ses dernières publications mettent l’accent sur une problématique qui semble lui être cher : celle de la potentielle dangerosité des machines. Loin d’un scénario apocalyptique digne d’un film de science-fiction, le chercheur interroge ce problème de façon scientifique et rationnelle en pointant les différentes failles qui pourraient être exploitées par des personnes malintentionnées notamment.

Rien qu’en 2016, sur ses dix dernières publications, au moins quatre ont pour thématique principale la question des dangers de l’intelligence artificielle. Loin des déclarations tonitruantes et sur-médiatisées d’un Elon Musk (qui, on le rappelle, malgré ses critiques envers des Google et Apple a tout de même des intérêts privés dans l’avènement de l’IA du fait de ses nombreux investissements dans les nouvelles technologies), Stuart Russell propose justement une remise à plat de la recherche sur l’intelligence artificielle. Dans Who Speaks for IA ?, qui rassemble les différentes réponses apportées à la question par d’éminents chercheurs à l’occasion d’un débat, lui et ses compères demandent plus de coordination et plus de transparence sur les différents projets de recherche :

Chaque jour, des millions de personnes utilisent des systèmes d’IA que leurs fondateurs présentent comme des miracles. On peut également sentir un climat d’excitation face aux potentiel des technologies IA. Et pourtant, derrière toute cette célébration, des chercheurs dénoncent la fragmentation de la discipline et de sa désorganisation qui fragilisent la communauté IA dans son entier“, peut-on lire en guise d’introduction.

En d’autres termes, une partie du champ académique s’inquiète de voir de nombreux travaux rester dans l’ombre, ce qui empêche de voir le jeu de ses initiateurs mais aussi de faire avancer la science comme il se doit. Par ailleurs, le fait qu’il n’y ait aucune voix légitime pour parler publiquement de la discipline donne le champ libre à quiconque voudrait biaiser le débat sur l’IA en délivrant un discours (qu’il soit critique ou favorable à l’IA) possiblement faussé mais néanmoins médiatisé.

Dans un autre article paru cette année, Russell liste les priorités de la recherche scientifique dans le domaine afin de créer des systèmes intelligents robustes et véritablement bénéfiques, évoquant tour à tour la responsabilité des développeurs pour les actions d’une machine ou bien la sécurité informatique des programmes. Un an plus tôt il écrivait une lettre ouverte dans laquelle il appelait les chercheurs à voir plus loin que le seul objectif de créer des machines plus puissantes et de se concentrer sur de véritables apports de la technologie pour la société. Une lettre rapidement signée par d’illustres scientifiques plus ou moins indépendants (dont Stephen Hawking, Demis Hassabis et Yann LeCun), mais aussi par les plus célèbres entrepreneurs, parmi lesquels Elon Musk, Steve Wozniak (Apple) et Jaan Tallinn, le co-fondateur de Skype. Ils ont également été rejoints par des chercheurs et figures les plus emblématiques du courant transhumaniste comme Nick Bostrom et deux autres membres de la Singularity University.

Plus franc, son dernier article publié en juin dans la revue Scientific American est sans appel. Son titre : “Doit-on avoir peur des robots super-intelligents ?“. D’après lui, “si nous ne sommes pas attentifs, nous pourrions nous retrouver avec des machines intelligentes aux intérêts contraires aux nôtres“.

Création d’un nouveau centre de recherche à Berkeley

Et pour répondre à toutes ces questions fastidieuses et s’assurer que la recherche ne dégénère pas, l’Université de Berkeley a ouvert cette semaine un tout nouveau centre de recherche dédié au développement d’intelligences artificielles compatibles avec l’homme.

Emmené par Stuart Russell, le centre recevra des financements de la part de l’Open Philanthropy Project, du Leverhulme Trust et du Future Life Institute. 5,5 millions de dollars au total pour accélérer la recherche sur les systèmes intelligents bénéfiques aux hommes. Russell sera épaulé dans cette mission par Pieter Abbeel, recruté en avril par OpenAi pour travailler sur le futur robot majordome d’Elon Musk, Anca Dragan et le spécialiste des sciences cognitives Tom Griffiths, tous professeurs à Berkeley. Joseph Halpern de Cornell ainsi que Michael Wellman et Satinder Singh Baveja de l’Université du Michigan seront de la partie. Stuart Russell a également assuré que des économistes et spécialistes des sciences sociales rejoindront l’aventure en cours de route.

D’après lui, le danger est encore assez loin. Pour le moment, les machines ne sont formées qu’à opérer des tâches uniques, commanditées par un opérateur humain comme le nettoyage du sol, ou la tonte du gazon. Mais elles seront difficilement capables de se construire une échelle de priorités, à moins qu’elle ne leur soit expressément communiquée par l”utilisateur.

C’est pourquoi les travaux du centre se concentreront justement sur la garantie que les futurs systèmes intelligents soient dignes de confiance dans toutes les activités qu’ils seront amenés à exécuter à notre place. Ces activités devront être réalisées “en accord avec les valeurs humaines” explique-t-il.

Selon lui, les systèmes informatiques devront rester sous contrôle humain avec des contraintes de comportements clairement définies, malgré la potentielle supériorité future de leurs capacités par rapport aux nôtres. “Nous devons graver ces règles dans la roche, et pas seulement faire des déclarations de bonnes intentions” affirme-t-il. Pour ce faire, lui et son équipe travaillent déjà sur une méthode appelée “apprentissage de renforcement inversé“, qui devrait permettre aux machines d’intégrer les valeurs humaines à leur comportement. Plutôt que d’amener les développeurs logiciels à inculquer directement des règles morales, “ce qui serait probablement une catastrophe“, l’idée est que les “robots observent et apprennent des hommes par eux-mêmes. Et cela passe également par la lecture“. Tout ce que l’Homme a jamais écrit sur les comportements humains doit servir à nourrir ces robots et leur servir de repère.

Le problème étant que les valeurs et leur significations varient considérablement d’un peuple à l’autre et même d’une personne à l’autre. Il sera donc très difficile de les intégrer dans la pratique souligne-t-il. Un robot devra apprendre “à naviguer entre les désirs parfois contradictoires de différentes individus“. Et c’est justement là toute l’importance de la mission que s’est donnée Stuart Russell : garantir qu’un robot soit compatible avec la vie humaine où qu’il se trouve.

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L’harmonie homme-machine au coeur du nouveau centre de recherche en IA de Berkeley

CellRobot, le robot dont la forme n’a de limites que votre imagination

Ce tout nouveau modèle grand public apparaît comme le meilleur robot de loisirs pour apprendre la programmation et en faire une utilisation originale. Une campagne Kickstarter vient d’être lancée.

KEYi Tech, une nouvelle start-up chinoise

KEYi Tech est une jeune entreprise chinoise fondée et dirigée par Jianbo Yang, qui, captivé par la modularité des robots issus du film Transformers a souhaité donner vie à un tel objet dès son passage dans l’enseignement supérieur.

Le design du produit a commencé en 2012 et a abouti sur un premier prototype dès 2013 qui a permis à la startup de rejoindre l’accélérateur Hax, considéré par TechCrunch comme l’accélérateur le plus actif du monde du crowdfunding et fondé par le français Cyril Ebersweiler, un entrepreneur qui ne cesse d’investir dans la technologie asiatique et notamment chinoise. Un an après, la boîte accouche d’un nouveau prototype qui sera présenté pour la première fois lors du Demo Day Haw de novembre 2014. Enfin, le dernier prototype prêt en 2015 a été ensuite présenté au CES de Las Vegas.

Afin d’accélérer le déclenchement de la chaîne de production, la start-up a lancé une campagne Kickstarter fin août. En une semaine, la campagne de financement avait déjà rassemblé 65% des fonds nécessaires. Aujourd’hui, mercredi 31 août, elle a déjà collecté 64 121 $ auprès de 161 contributeurs. Une première campagne avait d’ailleurs été avortée en 2015 alors qu’elle avait réuni 35 000$ sur les 75 000 souhaités.

l'équipe de KeYi tech à l'origine du robot CellRobot

CellRobot, le jouet multi-tâches

A l’instar de ses prédécesseurs, CodeyBot de Makeblock ou Root de l’Université de Harvard, CellRobot est un appareil de loisirs programmable qui permet à ses utilisateurs de se familiariser avec la robotique et ses mécanismes physiques, mais aussi à ses logiciels et donc sa partie hardware et créative tout en tirant une utilisation pratique. Car celui-ci a une autre carte à jouer, celle de la modularité. A l’instar de ce que propose Robobox avec ses livraisons de pièces pour faire évoluer son robot, KEYi Tech propose un engin configurable à souhait. Comme avec les Lego (qui ont inspiré ses créateurs), l’idée est de pouvoir construire le robot que l’on veut et d’imaginer toutes les configurations possibles, correspondant à toutes les utilisations potentielles.

Il peut ainsi être composé de plusieurs membres amovibles : un cœur, des cellules, des roues, un système de vision à deux degrés de liberté ainsi qu’une structure de 220 grammes qui sert de sert-joint pour attacher le robot à une table ou étagère par exemple.

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En ce qui concerne le cœur, son diamètre est de 88 mm pour 260 grammes et 16 différents points de connexion pour donner libre cours à votre imagination. C’est lui qui assure toute la partie connectivité qui passe par Zigbee, wifi et bluetooth et il est compatible avec iOS et Android.

Les cellules, elles, confèrent au robot sa modularité. Elles peuvent être attachées autour du cœur, et les unes aux autres, afin de créer une structure. Ses servo-moteurs lui donnent une capacité de rotation à 360°.

Le système de vision repose sur une caméra de 30 images par secondes pour une résolution de 640 x 170 pixels.

S’il fait montre d’une apparence digne d’un jouet, sachez qu’il peut remplir toutes sortes de missions. De par son caractère protéiforme, CellRobot est par essence multi-fonctions. Libre à chacun d’en faire l’utilisation qu’il souhaite et de lui assigner la mission qu’il souhaite. Télé-surveillance, voiture de course, porte tablette, musicien… Il peut tout faire, à condition que vous sachiez le programmer efficacement et y ajouter les extensions appropriées.

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Le tout est évidemment relié à une appli smartphone qui permet de gérer et piloter le robot. Elle met à disposition des utilisateurs toute une bibliothèque d’actions et de mouvements qui peuvent être personnalisés à l’envie grâce à une interface simple et pratique.

Le produit est d’ores et déjà accessible sur le site de la campagne Kickstarter du projet à travers plusieurs packs, dont le prix varie avec le nombre plus ou moins grand de cellules, à partir de 155$ pour 1 cœur, 1 cellule et 2 roues, jusqu’à 625$ pour 1 cœur, 14 cellules, 4 roues, 2 sert-joints et un système de vision.

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CellRobot, le robot dont la forme n’a de limites que votre imagination

Des robots pour extraire les innombrables ressources lunaires

Dans le cadre du concours Lunar Xprize, la société Moon Express est devenue la première à recevoir l’autorisation d’atterrir sur la Lune pour y puiser des ressources naturelles.

La Fondation Xprize et la révolution technologique

Cette organisation à but non lucratif a été fondée en Californie par un certain Peter Diamandis, co-fondateur de la Singularity University, l’université des NBICs qui s’est donnée pour seule mission d’atteindre la Singularité. En résumé, la Singularité, c’est ce moment précis qui verrait la machine dépasser son créateur.

Le conseil d’administration de la Fondation compte parmi les figures les plus éminentes de la Silicon Valley : Elon Musk (Space X, tesla), Larry Page (Google), Ray Kurzweil (directeur de l’ingénierie de Google), et même le réalisateur James Cameron.

La révolution à travers la compétition. Telle est la ligne directrice des concours organisés par la Fondation. Dans un esprit purement américain qui a contribué à forger l’oasis d’innovation et de richesses qu’est la Silicon Valley d’aujourd’hui, le Xprize a fait de l’esprit d’entreprise et de compétition le moteur de son action. Afin de s’assurer que les esprits les plus éminents de la planète participent à l’aventure, les organisateurs sont prêts à mettre en jeu des sommes astronomiques. Le plus récent de ces concours, le IBM AI Xprize met pas moins de 5 millions de dollars en jeu, et c’est loin d’être le cachet le plus important.

La logique qui anime cette démarche “philanthrope” ? Investir massivement dans l’innovation, car les bénéfices pour l’humanité seraient dix fois supérieurs. Sa mission telle qu’affichée dans son programme est “d’améliorer les vies, de créer l’égalité des chances et de stimuler la découverte“. Un bon moyen surtout pour ses plus importants mécènes de s’assurer que la recherche va dans le bon sens, leur sens.

Parmi ses autres projets phares, on retrouve le fameux Google Lunar Xprize, dont l’objectif n’est autre que d’envoyer un robot sur la Lune et d’enregistrer une vidéo en haute définition pour prouver la réussite de sa mission. Cette compétition est la plus ambitieuse de la Fondation puisqu’elle met en jeu 30 millions de dollars, dont 20 millions pour le vainqueur. Bien au-delà des trois millions prévus pour le vainqueur de l’IBM AI Xprize.

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L’Espace et ses ressources inépuisables

Chaque jour, on en apprend un peu plus sur l’immensité et la structure de notre univers. Chaque jour ou presque, on découvre une nouvelle planète, une nouvelle galaxie ou un nouveau satellite. Chaque jour, ce sont les espoirs de trouver de nouveaux éléments et formes de vies qui grandissent. Et avec eux les convoitises des sociétés privées, curieuses d’y dénicher des ressources extraordinaires par delà nos frontières terrestres.

La lune regorgerait de matières rares et notamment d’eau. Au pôle sud, des chercheurs sont parvenus à trouver des traces d’eau sur la surface lunaire et estiment que cette dernière regorgerait donc de bien d’autres éléments comme du dioxyde de souffre. D’après eux, l’eau peut servir de fuel pour les futures roquettes grâce à son oxygène et son hydrogène liquides. Ils estiment que le satellite abrite 10 millions de tonnes d’Hydroxyle.

Les projets de conquête se multiplient. Au fil des mois, les différentes agences nationales rejoignent tour à tour la course à l’aventure lunaire. La Russie, la Chine mais également l’Union Européenne envisage d’y installer des bases afin de mener des premières expériences scientifiques et pourquoi pas, y trouver de précieuses ressources naturelles. Car notre satellite est extrêmement riche en matières précieuses. Ayant assumé le rôle de bouclier, la Lune a longuement été pilonnée, à l’instar de la Terre, de milliers de météorites et astéroïdes. Un phénomène qui, bien qu’il s’est largement tari n’en constitue pas moins une menace. A tel point que la NASA travaille déjà sur un robot pour étudier les astéroïdes qui menacent d’entrer en collision avec la Terre et trouver des façons de s’en prémunir.

Mais depuis l’adoption du Space Act par le Congrès américain en 2015 (en complète contradiction avec le Traité de l’Espace de 1967), certaines compagnies visent ces mêmes astéroïdes pour d’autres raisons : leurs ressources naturelles. Planetary Ressources et Deep Space Industries lorgnent toutes deux les astéroïdes proches de la Terre, car ce sont eux qui constituent les premières sources de matières précieuses que l’on peut trouver sur la Lune. Et si l’on en croit le PDG de Planetary Ressouces, la capacité à atteindre les astéroïdes n’est pas affaire de distance mais de précision, puisque ces objets rocheux sont dépourvus de gravité, mais sont en mouvement. L’essentiel n’est pas pas de disposer d’assez d’énergie pour les atteindre ou en partir, mais de pouvoir les viser précisément.

Pour finir, la Lune concentre l’attention pour sa pesanteur bien moindre que celle de la Terre (1,622 m.s-2 contre 9,8 m.s-2 à la surface de la Terre). Ce qui en fait la parfaite candidate pour devenir la prochaine rampe de lancement des futurs vaisseaux spatiaux.

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Moon Express veut privatiser la Lune

Si l’extrême majorité de ces ressources sont hors d’atteinte, la Lune constitue déjà une première étape convoitée non plus seulement par des agences spatiales gouvernementales et internationales mais par des entreprises. Au premier rang desquelles Space X, Blue Origin et dans une moindre mesure Virgin Galactic, qui proposent les premières offres de voyage touristique en orbite.

Une petite nouvelle vient de rejoindre le club très restreint des candidates à la conquête spatiale. Il s’agit de Moon Express, une compagnie participant au concours Google Lunar Xprize.

Début 2015, Moon Express faisait déjà la course en tête et passait le premier palier pour une rétribution d’un million de dollars et devenait la première compagnie privée à pouvoir tester son prototype d’atterrisseur (MX-1) dans le Centre Spatial Kennedy Space en Floride. Quelques mois plus tard, elle mettait la main sur le complexe de lancement 36 de Cape Canaveral, la base de lancement des fusées Atlas-Centaur de la Nasa.

Entre temps, elle est également devenue la première société privée à avoir été adoubée par la NASA et par le gouvernement américain. La première, aussi, à avoir été autorisée à se poser sur la Lune pour y extraire des ressources. La Federal Aviation Administration a remis sa décision début août, jugeant que “le lancement de l’engin ne menace en aucun cas la santé et la sécurité publique, la sécurité de la propriété ou celle des Etats-Unis et de ses intérêts étrangers“.

Comme le souligne Moon Express dans son communiqué de presse, jusqu’à présent les sociétés privées n’étaient autorisées qu’à réaliser des missions en orbite terrestre. Cette décision est donc historique et ouvre grand la voie de la privatisation de l’Espace.

Cela tombe à pic, puisque dans le cadre du concours Lunar Xprize, la compagnie avait initialement prévu de lancer sa mission lunaire dès 2016, repoussée à 2017. Selon elle, “l’autorisation inter-agence de la mission Moon Express 2017 constitue un précédent historique pour l’engagement du secteur privé dans l’exploration spatiale pacifique“.

Nous sommes maintenant libres de mettre les voiles pour explorer le huitième continent, la Lune, et chercher de nouveaux savoirs et de nouvelles ressources pour étendre la sphère d’influence économique de la Terre au profit de l’humanité” a commenté, le CEO de Moon Express, Bob Richards.

La société prévoit dans un futur proche “de ramener des ressources précieuses, des métaux et des roches lunaires sur la Terre” a expliqué Naveen Jain, son co-fondateur. Pour ce faire, elle souhaite concevoir une machine robotisée d’extraction d’hydroxyles, qu’elle enverrait en orbite dans de petits containers. Ces containers seraient ensuite pris en charge par d’autres robots qui les vendraient sur orbite terrestre pour minimiser les coûts des échanges.

Avec les récents succès des fusées réutilisables de Space X et Blue Origin, l’adoption du Space Act et maintenant la première autorisation d’un alunissage spatial à caractère commercial, l’actualité spatiale des prochaines années promet d’être plus qu’agitée.

Modélisation du prototype de robot extracteur de Moon Express

Pour en savoir plus sur le concours Google Lunar XPrize, le réalisateur J.J Abrams a réalisé une série documentaire sur les 16 équipes participantes.

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Des robots pour extraire les innombrables ressources lunaires

Disco, le nouveau drone à voilure fixe de haute voltige signé Parrot

Dévoilé au public pour la première fois au CES de Las Vegas, Disco, la dernière pépite de Parrot est enfin disponible à l’achat et sera livré dès septembre.

Haute voltige

Le français Parrot, l’un des leaders du secteur des drones de loisirs, vient d’annoncer le lancement d’un tout nouveau modèle. Baptisé Disco, il est plus maniable que jamais et permet une immersion inédite. Mais il a plus d’un tour dans son sac…

La principale caractéristique de ce nouvel UAV ? Il s’agit du premier drone de loisir à aile fixe de la marque française. Grâce à cette voilure originale, il peut atteindre les 80 km/h pendant environ 45 minutes grâce à sa batterie de 2700 mAh. Une autonomie largement supérieure à la plupart des appareils du commerce, qui tournent plutôt autour des 20 minutes de durée de vol. Cette prouesse, le fabricant l’a obtenue en mêlant une coque en mousse EPP renforcée de tubes en carbone. De cette façon, cette aile volante allie légèreté et robustesse, deux atouts indispensables pour réaliser des acrobaties aériennes. Au total, Disco ne pèse que 750 grammes pour des dimensions supérieures aux appareils standards : 150 mm x 580mm x 120 mm. Ce drone a donc une envergure de plus d’un mètre. Il a été conçu pour les vols dans les grands espaces à haute altitude et donc pour faire face à l’épreuve du vent. C’est pourquoi l’équipe de R&D a opté pour une voilure fixe.

le drone à voilure fixe Disco de Parrot

Un maître mot : l’immersion

Grâce à ses 32 Go de mémoire embarquée et son objectif de 14 millions de mégapixels, il peut enregistrer des vidéos en 1080p et les retransmettre en streaming (flux continu) dans une résolution allant de 360p à 720p. Il fonctionne sur le kit de développement Linux Open-Source, accessible à tous.

Côté électronique, Disco embarque un CPU Intel Dual Core A9 et quatre capteurs. Un ultrason, un altimètre, une caméra à flot optique et un capteur Airpspeed (Pilot tube, les capteurs utilisés dans l’aéronautique et qui mesurent la vitesse-air).

Les lunettes de FPV Cockpitglasses de Parrot

télécommande Skycontroller 2 de parrot

Quatre capteurs indispensables pour réaliser des vols de haute altitude sans craindre d’endommager son appareil, mais surtout pour améliorer la manœuvrabilité et le pilotage de l’engin en FPV. Car le nouveau drone de Parrot peut également être accompagné des lunettes CockpitGlasses qui permettent une immersion à la première personne, comme si vous étiez dans le cockpit de votre appareil. Une capacité qui prend tout son sens avec la portée du signal de la télé-commande SkyController, qui va jusqu’à 2 km. Les lunettes possèdent un FOV (champ de vision) de 90° et un retour vidéo sur tablette et smartphone en haute définition.

Et pour s’assurer que les plus novices des pilotes puissent rapidement maîtriser l’appareil, le fabricant français a équipé son appareil de son autopilote C.H.U.C.K (Control Hub & Universal Computer for Kit), qui permet de sécuriser les étapes de vol une par une. Et notamment celles du décollage et de l’atterrissage, relativement fastidieuses, surtout pour un aéronef à voilure fixe. Pour le décollage, il suffit d’appuyer sur un bouton et de lancer Disco dans les airs à la manière d’un frisbee et le tour est joué. Le retour au bercail se fait de la même façon, en appuyant sur le bouton atterrissage de la télécommande. Disco se chargera du reste en engageant la procédure d’atterrissage en ligne droite. Il est évidemment possible de changer les paramètres et d’adopter un mode manuel.

décollage automatique du drone Disco

Et pour prolonger l’expérience, Parrot a également associé une application mobile pour faciliter le pilotage de ses appareils. Il s’agit d’une interface entre votre appareil et votre casque de FPV qui permet d’enregistrer toutes les photos, films et données de vol de vos excursions aériennes. Tout cela pour faciliter leur upload sur des plate-formes de partage et de visionnage comme Youtube. En achetant l’appli pour smartphone Flight Plan, vous pourrez même programmer à l’avance les vols de votre appareil en personnalisant la vitesse, l’altitude, l’angle de la caméra et autres données principales.

Le tout est vendu en pack pour un montant total de 1299€, un prix bien plus élevé que ses prédécesseurs mais pour un potentiel d’utilisation autrement plus grand. Il est d’ores et déjà en vente et sera livré à compter du mois de septembre.

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Disco, le nouveau drone à voilure fixe de haute voltige signé Parrot