Airbus promet un taxi aérien autonome d’ici 2020

Le constructeur aéronautique européen espère que ses véhicules volants vont résorber les problèmes d’embouteillage tout en rendant le transport moins cher.

L’idée de voir voler des voitures qui bourdonnent autour des zones urbaines et qui se faufilent entre les buildings a longtemps fasciné les gens. Pour Airbus, ce n’est plus qu’une question de temps. Et ce malgré les craintes liées aux conditions de sécurité. L’entreprise estime en effet que le fait de sortir l’humain de l’équation peut rendre les véhicules volants autonomes et bien réels. Le projet est actuellement en cours d’élaboration sous le nom de Vahana.

airbus-vahana-taxi-1

Ici, l’enjeu majeur est le trafic urbain et ses bouchons. Une problématique que souhaite enrayer Airbus avec l’utilisation de taxi aérien auto-volants. En effet, les embouteillages dans les zones urbaines sont devenus un problème mondial. Non seulement une perte de temps pour les voyageurs, mais aussi une réduction de la productivité globale, la création de pollution et l’utilisation significative d’énergie. Les urbanistes construisent de plus en plus de routes, ce qui ne résout pas nécessairement le chaos observé aux heures de pointe du matin et du soir.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas utiliser la troisième dimension », a déclaré Arne Stoschek, responsable des systèmes autonomes de l’Airbus A3 dans un laboratoire de la Silicon Valley. Selon des statistiques empruntées à Uber, Arne Stoschek souligne qu’un voyage de San Francisco à San Jose de 90 km prend environ 1h40 en voiture. Ce même voyage utilisant un avion couvrirait 70 km et ne prendrait que 15 minutes, une énorme économie de temps. Uber estime également que le coût d’un tel voyage pourrait être de seulement 43$ à court terme et de 20$ à long terme.

Un test grandeur nature de Vahana dès la fin de l’année

Le projet Vahana s’appuie sur l’idée d’un avion à propulsion électrique capable d’atterrir aux héliports, supprimant ainsi la nécessité d’utiliser les aéroports, avec une capacité pour un ou deux passagers. En utilisant des piles, Vahana pourrait parcourir environ 96 km à environ 225 km/h. Toute amélioration de la densité de la batterie au cours des prochaines années augmenterait la gamme de Vahana. Arne Stoschek a même affirmé que Airbus compte tester dès la fin de l’année 2017 un prototype d’engin autonome volant pour circuler en zone urbaine.

Doté de huit hélices et de deux paires d’ailes, l’engin serait donc capable de décoller et d’atterrir à la verticale. Avec à son bord des capteurs caméra, radar et lidar pour lui donner une vision à 360 ​​degrés. Comme pour les voitures autonomes, un ordinateur traite les données du capteur et identifie les obstacles sur le chemin du taxi aérien. Stoschek souligne que contrairement à une voiture, les avions n’ont pas de freins. L’ordinateur devrait comprendre comment contourner des objets comme les oiseaux ou d’autres appareils. Bien sûr, les avions auto-pilotes seraient probablement en communication les uns avec les autres, en acceptant des chemins complémentaires.

Une nouvelle génération de taxis aériens électriques

Stoschek admet que les ordinateurs actuels ont besoin de trop de puissance pour effectuer un auto-pilotage sur une plate-forme comme Vahana, où chaque watt et kilo seront cruciaux. Cependant, il estime qu’en 2020, le matériel et les logiciels auront suffisamment avancé pour permettre à Vahana de prendre son envol. Ce qui pourrait changer considérablement notre façon de travailler et de nous déplacer en ville.

Bref, il y a encore du boulot avant qu’une mégalopole puisse accepter ce type d’engin susceptible de réduire les congestions automobiles. Mais l’accélération des progrès technologiques dans la conduite autonome permet de rêver. En parallèle, d’autres projets pullulent un peu partout à travers la planète. Au cours de la prochaine décennie, une nouvelle génération de taxis aériens électriques pourrait transformer considérablement l’espace aérien urbain à basse altitude. Ces petits avions de décollage et atterrissage à la verticale (VTOL) vont-ils remplacer les hélicoptères tel que nous les connaissons ? Peu probable pour l’heure.

Ainsi Uber travaille actuellement sur son concept Uber Elevate. L’entreprise vise à déployer ses premiers taxis aériens dans les villes de Dallas et Dubaï d’ici 2020. Tout comme Aurora Flight Sciences, Lilium ou encore Carter Aviation Technologies qui promettent des gammes de taxis aériens e-VTOL. Par ailleurs, Larry Page, PDG et co-fondateur de Google, soutient la start-up californienne Zee.aero, mais aucune image n’est disponible sur le projet en cours de gestation.

Cet article Airbus promet un taxi aérien autonome d’ici 2020 est apparu en premier sur Humanoïdes.

Airbus promet un taxi aérien autonome d’ici 2020