L’université de Téhéran présente son nouveau robot humanoïde

L’université de Téhéran (Iran) vient de dévoiler la troisième version de son humanoïde Surena III, plateforme pour la recherche en robotique d’ 1 mètre 90 pour 98 kilos.

Surena III est développé au sein du Centre pour les Systèmes et les Technologies Avancés (CAST), dirigé par le Docteur Aghil Yousefi-Koma, à l’université de Téhéran. Depuis près de quatre ans, une équipe composée de 70 personnes issues de six instituts iraniens travaille sur cette version.

Habillé d’une coque en plastique et au design ultra minimaliste, l’humanoïde dispose de 31 degrés de liberté -six degrés de liberté dans chaque jambe, sept dans chaque bras, un dans chaque main, un au niveau du torse et deux dans le cou. En outre, il dispose de différents capteurs, donc un module Microsoft Kinect pour la vision 3D. Il est basé sur le système open source Robotic Operating System (ROS).

robot humanoïde marche

Il est capable de marcher en ligne droite, tourner, monter et descendre des pentes ou des marches, évoluer sur un terrain accidenté et se saisir d’objets. Le robot est également capable d’interagir avec les gens grâce à sa vision, sa reconnaissance vocale et sa capacité à parler le persan. Il peut également détecter des objets, éviter des obstacles et imiter les gestes des personne qu’il a en face de lui.

Le robot a été conçu comme une plateforme de recherche sur la locomotion bipède et l’interaction homme-robot, entre autres sujets. Grâce à lui, les scientifiques iraniens espèrent éveiller des vocations chez les jeunes étudiants des différentes universités impliquées dans ce projet. Certes ce robot est loin d’atteindre les performances d’ASIMO, du robot espagnol REEM-C ou de ceux que l’on a pu voir lors du DARPA Robotics Challenge, mais l’équipe iranienne a fait beaucoup de progrès par rapport aux versions précédentes. Le robot Serena I, sorti en 2008, possédait seulement huit degrés de libertés ; en 2010 Surena II en possédait vingt-deux et pouvait se déplacer à 3 centimètres par seconde. Serena III se déplace à 20 centimètres par seconde grâce à ses moteurs brushless.

Famille des Surena

Le groupe scientifique iranien travaille déjà sur la quatrième version et va se concentrer sur les interactions homme-robot et sur la capacité de Surena IV à devenir plus autonome.

équipe iranienne et robot humanoïde Surena III

robot humanoïde descend les marches

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L’université de Téhéran présente son nouveau robot humanoïde

Drone Task Force to Deliver Registration Report on Nov. 21

The task force developing recommendations for mandatory drone registration will deliver its report to the Federal Aviation Administration (FAA) on Saturday, Nov. 21. The FAA “will consider their recommendations and the public comments as we develop an Interim Final Rule on registration, which will likely be released next month and go into effect shortly thereafter.”
Drone Task Force to Deliver Registration Report on Nov. 21

Deux robots Valkyrie bientôt dans les mains de deux universités américaines

Le Centre spatial américain a pris la décision de placer deux prototypes R5 “Valkyrie” dans deux grandes universités américaines, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Université Northeastern, afin qu’elles développent la recherche sur son robot astronaute.

Envoyer un astronaute dans l’espace est à la fois dangereux et coûteux. Les ingénieurs de la NASA sont bien placés pour le savoir et développent depuis plusieurs années l’humanoïde Valkyirie pour minimiser les risques et les coûts. Elle a décidé de le confier à ces deux universités américaines pour accélérer son développement.

LA NASA n’a pas choisi les deux universités par hasard. Elle l’a fait à l’issue d’une compétition robotique organisée entre les universités qui avaient pris part aux finales de la DARPA Robotics Challenge, ce tournoi qu’avait remporté le robot humanoïde coréen du KAIST. C’est donc l’équipe du Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (CSAIL) du MIT pour son programme Robust Autonomy for Extreme Space Environments program au MIT et l’équipe du groupe de recherche Accessible Testing on Humanoid-Robot-R5 and Evaluation of NASA Administered (ATHENA) Space Robotics Challenge de l’Université Northeastern de Boston. Chaque équipe recevra prochainement un robot R5.

Robot R5 Valkyrie de la NASA

1 mètre 90 pour 125 kilos, cet imposant humanoïde construit en partenariat entre le Johnson Space Centre, l’Université du Texas et la Texas A & M, était conçu initialement pour des missions de secours de personnes en cas de sinistre. Sa piètre participation aux demi-finales de la DARPA en 2013 ne lui avait pas permis de se qualifier pour les finales. Mais la NASA n’a pas souhaité abandonner le projet et R5 revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Sa mission a été quelque peu modifiée puisque la NASA souhaite en faire un éclaireur pour ses futures voyages dans l’espace ou un assistant pour les personnes qui voyageront vers Mars.

En plus des robots, chaque groupe de recherche recevra pendant deux ans une subvention de $250 000 USD par an -subvention du Space Technology Mission Directorate (STMD)- ainsi qu’une assistance technique assurée par la NASA. Les robots participeront également au défi robotique organisé par la NASA, le Space Robotics Challenge, visant à perfectionner l’autonomie des robots humanoïdes spatiaux.

“Les progrès de la robotique, y compris la collaboration homme-robot, sont essentiels pour le développement des capacités nécessaires à notre voyage vers Mars”, explique l’administrateur STMD associé Steve Jurczyk. “Nous sommes ravis de faire participer ces groupes de recherche universitaire qui aideront la NASA à franchir cette prochaine grande étape dans le développement de la technologie robotique.”

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Deux robots Valkyrie bientôt dans les mains de deux universités américaines