La deuxième phase de l’Argos Challenge de Total a débuté !

Depuis trois ans, le géant français du pétrole Total organise l’Argos Challenge (Autonomous Robot for Gas and Oil Sites), un concours de robotique destiné à créer le premier robot autonome opérant sur des sites gaziers et pétroliers.

Nous venons tout juste d’entrer dans la seconde phase de l’Argos Challenge, cette compétition de robotique démarrée en avril 2013 avec un appel à projets international. En juin 2014, cinq équipes étaient sélectionnées parmi les 31. Un an après, c’est la première des trois phases de la compétition qui s’est déroulée.

Et du 4 au 8 avril, Total organise la seconde phase à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, non loin de Pau, où est basé le Centre Scientifique et Technique Jean Féger du groupe. Les 5 équipes sélectionnées devront faire évoluer leur création en conditions réelles sur une structure industrielle.

Le vainqueur final de la compétition sera déclaré au terme de la troisième et dernière phase, au printemps 2017.

infographie présentation de L'Argos Challenge Robotique de Total

La première étape a consisté en l’évaluation du développement des robots créés par les équipes. C’est l’équipe française Viking qui l’a remportée, devant Argonauts et Foxiris. Pour les départager, le jury a jugé les robots selon plusieurs critères décisifs : aptitude à reconnaître le son d’une alarme et à se rendre vers une zone désignée, mobilité et navigation autonome, collecte de données et simplicité de l’interface homme-machine. Ces épreuves se déroulent sur un ancien site de déshydration de gaz, sur lequel les équipes d’intervention d’urgence font leurs entraînements.

Au cours de cette seconde étape, les robots devront redoubler de vigilance et d’intelligence -artificielle- pour surmonter les défis suivants :

  • Une simulation de fuite de gaz par ultrasons (acoustique),
  • Des obstacles placés aléatoirement sur le parcours,
  • Des alarmes/bruits anormaux/interférences,
  • Une coupure du système de communication (WIFI),
  • Une source de chaleur suspecte,
  • Des incohérences entre les modèles 3D du site et le terrain.

L’idée étant de tester leurs aptitudes à effectuer les tâches courantes d’inspections et à gérer les situations à risques (anomalies, fuites d’hydrocarbures, défaillances…) et à y répondre adéquatement.

Selon Alain Goulois, le Président du Jury Argos et ancien Directeur de la R&D :”Le principal objectif du Challenge ARGOS est de mettre au point des robots capables d’opérer dans des atmosphères potentiellement explosives. La certification ATEX est aujourd’hui une priorité et un prérequis à toute évaluation du potentiel de la robotique dans l’industrie pétrolière et gazière”.

Les robots en compétition

AIR-K (Japon)

Argonauts (Autriche, Allemagne)

Foxiris (Espagne, Portugal)

LIO (Suisse)

Vikings (France)

Plus d’information sur www.argos-challenge.com

Crédits photos et documents pour l’infographie : TOTAL

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La deuxième phase de l’Argos Challenge de Total a débuté !

The Flying Pantograph : le drone peintre du MIT qui reproduit votre gestuelle

Les ingénieurs du MIT ont mis au point un drone pantographe qui imite la gestuelle de l’homme.

Leur but, tenter de faire le lien entre les prédispositions artistiques humaines et la machine. Restranscrire la fluidité de la gestuelle humaine sur les mouvements de la machine. Développée dans le cadre du Groupe de recherche sur les Interfaces Fluides du Media LAB du MIT, ce projet a pour ambition d’améliorer la sensibilité des machines et de leur donner un aspect intuitif toujours plus grand. Le drone devient un agent de production à distance, une extension du geste exécuté par l’utilisateur sur une toile. Les développeurs se livrent une bataille sans fin pour produire les applications les plus fluides et intuitives possibles. C’est ce qui a longtemps fait la force des iPhones d’Apple.

Si la démonstration peut paraître anodine, tant la prestation est infiniment moins bluffante que celle du robot Paul, le drone volant doit en réalité composer avec différents facteurs particulièrement instables : la précision de la stabilisation de l’engin dans l’air, la pression délivrée sur la toile et l’esprit capricieux et imprévisible de l’artiste.

Pour surmonter ces difficultés le drone développé par les ingénieurs du MIT combine des solutions à la fois mécaniques et algorithmiques. De manière générale, le MEDIA Lab du MIT travaille à concevoir des objets et des applications qui augmentent les sens et les capacités humaines dans les domaines de l’apprentissage, de la prise de décision et du travail collaboratif. Parmi les inventions de ce groupe de recherche, on peut noter EyeRing, la mini-caméra montée sur un anneau, que l’utilisateur peut pointer vers un endroit pour prendre une photo qui sera envoyée sur son smartphone. FingerReader, l’appareil digital pour faciliter la lecture de textes ou encore Remote-IO, un système d’immersion dans la vue d’une autre personne, destiné faciliter l’assistance à distance.

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The Flying Pantograph : le drone peintre du MIT qui reproduit votre gestuelle

L’Université de Pennsylvanie présente Picobug, le mini-drone autonome qui marche et vole

Le laboratoire GRASP (General robotics, automation, sensing & perception) de l’Université de Pennsylvanie a dévoilé Picobug, un mini-drone autonome à locomotion multi-modale.

Pourquoi se limiter à fabriquer des robots qui roulent, des drones submersibles comme l’Echo Voyager de Boeing, ou des drones aériens comme l’HyDrone de MMC ? Pourquoi ne pas concevoir un robot hybride qui cumule la plupart de ces modes de locomotion ?

Avec son dernier modèle de mini-drone, l’Université de Pennsylvanie donne un sérieux coup de vieux aux µtugs du MIT. Alors que la majorité des robots peuvent combiner deux modes de locomotion similaires (marcher/courir, grimper/voler), le PicoBug est un mini-drone de 30 grammes seulement ( dont un tiers pour la batterie), capable de marcher et de voler ! Avec ses 4 centimètres de haut et ses 11 centimètres de largeur, ce drone carré peut voler à une vitesse de 5 m/s pour une autonomie de six minutes. Au sol, il a toutefois une autonomie beaucoup plus intéressante puisqu’il peut surtout marcher 45 minutes à une vitesse de 0.16 m/s. Picobug est un assemblage de deux parties biomimétiques. La partie supérieure est constituée du picoquadrator Dragonfly (22 grammes) et la partie inférieure de huit pattes adaptées de DASH, le robot cafard issu du labo de l’Université de Berkeley en Californie.

Le vrai plus, c’est que ce robot est autonome. Il suffit de lui donner un point d’arrivée et il se débrouillera pour s’y rendre par ses propres moyens. Muni de capteurs et de caméras, l’algorithme du mini-drone déterminera par lui-même le mode de locomotion adapté à son environnement immédiat. S’il rencontre une obstacle de taille assez conséquente, il lui suffit de passer en mode hélicoptère pour le surmonter ! On savait faire des robots qui marchent, des robots qui volent ou des robots qui naviguent mais rares sont ceux qui cumulent plusieurs modes à la fois. Un défi qu’étaient prêts à relever les ingénieurs du GRASP : “Pour miniaturiser un pilote-automatique à cette échelle sans perte de fonctionnalité, il nous  a fallut parvenir à placer plus de 200 composants dans ce mini-robot”  explique Yash Mulgaonkar, chercheur en chef de l’équipe en charge du projet. Une prouesse technique rendue possible grâce à PopupCAD, une technique d’impression de circuits miniatures développée par leurs collègues du MIT.

L’intérêt premier, c’est l’économie d’énergie. Un drone aérien semble beaucoup plus intéressant qu’un robot qui roule ou marche, mais il consomme surtout beaucoup plus d’énergie. Et son autonomie diminuant en conséquence, il apparaît moins utile dans certaines situations. PicoBug surclasse ainsi ses congénères par sa capacité à surmonter les difficultés de terrain sans compromettre son autonomie. Et cerise sur la gâteau, Picobug peut saisir des éléments avec ses mini-pinces. Une faculté toujours en phase de développement. Mais ses créateurs sont confiants et voient dans ce mini-robot un formidable potentiel d’utilisation : “Picobug peut facilement ramasser des petits objets, d’environ 6mm et d’un ou deux grammes. Avec sa locomotion multi-modale, il peut ramasser un objet au sol puis le livrer à destination en passant par les airs. Ses capacités font de lui un incroyable instrument de livraison, qui, coordonné avec une multitude de semblables pourra s’affairer à construire et déconstruire des infrastructures“. Reste à voir dans quelles circonstances ce petit bijou de technologie pourra faire ses preuves.

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