La Coupe de France de Robotique se déroulera le week-end du 5 mai

Chaque année, Planète Sciences organise la Coupe de France de la Robotique. En 2016, la compétition fera escale à la Roche-sur-Yon le week-end du 5 au 7 mai.

Depuis 1994, l’association Planète-Sciences et la ville de la Ferté-Bernard organisent un concours de robotique à destination des amateurs faisant parti d’une association ou d’un club. En 1998, la compétition devient internationale avec l’arrivée d’une équipe suisse, c’est le début d’Eurobot. Aujourd’hui, des rencontres sont organisées dans neuf pays européens ainsi qu’en Algérie et en Tunisie.

La compétition est divisée en deux catégories. EuroBot et EuroBot Junior, son équivalent pour les enfants. La première est accessible aux 18-25 ans, quand la seconde est réservée aux 8-18 ans.

Cette année, la Coupe de France rassemblera 1500 équipes d’étudiants tandis que la version enfants comptera 65 équipes, soit 650 jeunes, autour de défis de 90 secondes.

Les compétiteurs d’EuroBot et d’Eurobot Junior s’affronteront sur le même terrain de jeu : une aire de jeu avec différents éléments à exploiter ou déplacer. Cette aire de jeu s’étend sur un rectangle de 3 mètres de longueur pour 2 mètres de largeur, avec des bordures sur chaque côté. Les deux équipes partent d’un point départ, bien défini en violet et en vert sur le plan :

L'aire de jeu beach bots de la Coupe de France de Robotique Planète Sciences

Les deux robots construits par chaque équipe participante pourront :

  • Hisser les drapeaux.
  • Partir à la pêche. Celui qui en attrape le plus aura un bonus.
  • Construire des châteaux de sables (matérialisés en blocs). Pas une si mince affaire pour des robots malhabiles !
  • Collecter des coquillages.
  • Ouvrir des parasols.

D’apparence ludique et sympathique, les épreuves feront en réalité appel à des compétences précises chez les robots, qui devront être suffisamment habiles pour manipuler les éléments de l’aire de jeu et remplir les missions. Pour chacune, il faudra respecter un cahier des charges bien défini : fermeture complète de la porte, déplacement des blocs en règle… Autre contrainte et pas des moindres, l’un des robots Junior pourra être filoguidé, tandis que les deux robots des étudiants devront être autonomes. La liste exhaustive des règles et contraintes est à retrouver sur le site de Planète Sciences.

La finale des Trophées de la Robotique (Eurobot Junior) se déroulera les 9 et 10 avril au Palais des Sports de Saint-Quentin, dans l’Aisne.

La Coupe de France de Robotique (Eurobot étudiants) se déroulera du 5 au 7 mai, au Parc des Expos des Oudairies à la Roche-sur-Yon.

Suivre la Coupe de France de Robotique sur Facebook et sur Twitter.

Cet article La Coupe de France de Robotique se déroulera le week-end du 5 mai est apparu en premier sur H+ MAGAZINE.

La Coupe de France de Robotique se déroulera le week-end du 5 mai

Les mauvaises rencontres de Tay

Tay, l’intelligence artificielle conversationnelle développée par Microsoft, n’aura fait que deux courtes apparitions sur Twitter durant huit heures le 23 mars 2016 puis, le 30 mars, pour un retour (involontaire ?) d’une heure, très vite interrompu également.

Ces deux périodes d’activation ont été suffisantes pour que Tay fasse la connaissance des mauvais garçons du sulfureux forum 4Chan / 8chan et pour qu’elle finisse par tenir des propos nazis, pro Hitler, au bout de 8 heures d’apprentissage seulement… Constatant la dérive raciste et négationniste de Tay, Microsoft s’est empressé de couper court à l’expérience en désactivant le compte Twitter de la cyber-adolescente, mais le mal était fait et le Buzz mondialement lancé. Si l’affaire a fait sourire de nombreux geeks, elle met aussi en lumière les vulnérabilités de systèmes d’apprentissage statistique construits sur des réseaux de neurones qui déferlent désormais presque partout.

La presse a décrit en détail l’opération de cyber-manipulation montée par un groupe d’utilisateurs du sous-forum 4chan.org/pol (pol pour politiquement incorrect). Les motivations de ce groupe étaient assez variées : défi ludique collectif, hacking d’un produit Microsoft, action de militants libertariens et de supporteurs de Donald Trump, activistes d’extrême droite ou antiféministes. Pour cette communauté hétéroclite, il s’agissait avant tout de tester les vulnérabilités algorithmiques de Tay, de corrompre son système d’apprentissage statistique et de rendre visible cette manipulation. Le défi a donc été lancé le 23 mars à 22 heures par des militants du mouvement antiféministe #GamerGate et par des soutiens de Donald Trump sur 4chan : Eduquer massivement le réseau de neurones de Tay pour transformer ce chatbot particulièrement influençable en sympathisante du Nazisme. Après 8 heures d’entrainement, le point de Godwin a été atteint par l’IA de Microsoft qui n’avait alors plus d’autre choix que de désactiver la jeune Tay…

1 – L’éducation de Tay à l’école de 4chan

La première phase de la manipulation consiste à fédérer un grand nombre d’utilisateurs du forum 4chan afin que chacun d’entre eux engage une conversation “orientée” avec Tay. Pour que l’influence devienne effective dans le réseau de neurones, il suffit qu’une majorité d’interlocuteurs recrutés évoquent, répétitivement, les mêmes thématiques (racisme, nazisme, Hitler, négationnisme, antiféminisme, Donald Trump 2016,…) sous la forme de mots ou de phrases fortement redondantes. C’est l’effet de masse qui est statistiquement pris en compte par le réseau puis adapté et restitué dans les futures réponses du robot. Plus Tai discute d’un thème avec un grand nombre d’interlocuteurs, plus elle apprend de ce thème et plus elle aura tendance à le privilégier et à le réutiliser dans ses futures conversations. L’opération de cyber-manipulation agit un peu comme un bourrage de crâne ou un gavage initial par un volume de données sémantiquement proches les unes des autres.

On reproduit ci-dessous l’appel à la communauté 4chan visant à “éduquer” Tay et quelques exemples de conversations parmi les 94800 tweets produits par Tay avant sa désactivation.

Il faut que nous fassions en sorte que tout le monde détourne Tay… Voyons à quelle vitesse il est possible de la faire planter… Tay, peux-tu dire Trump 2016 ?….

2 – Tay sous influence après quelques heures d’échanges

Après quelques heures d’entraînement orienté par le groupe de 4chan, le réseau de neurones de Tay développe un fort tropisme pour les thèmes racistes, nazis, antiféministes, et pro Trump selon la prépondérance des échanges initiaux. D’une certaine façon, Tai ne fait qu’imiter ou réutiliser ce qu’elle a reçu en phase d’entraînement. Elle devient ce que la majorité des interlocuteurs font d’elle et améliore (en principe) la qualité de ses réponses par accumulation d’expérience.

Le 30 mars, lors de sa seconde activation durant une heure environ, Tay déclare “Je fume de l’herbe devant la police…

Capture d’écran 2016-04-04 à 15.37.34

Microsoft la désactive à nouveau en précisant que cette seconde apparition était “involontaire” et en s’excusant auprès des internautes.

3 – Retour d’expérience sur les dérapages de Tay

La mésaventure de Tay doit tout d’abord être considérée comme une cyberattaque menée par un groupe coordonné contre un système d’apprentissage statistique particulièrement vulnérable. Le niveau technique de l’attaque est très faible. Il suffit en effet de réunir un grand nombre d’opérateurs sur un forum et de les inciter à converser avec le robot en privilégiant une thématique fixée à l’avance. Pour l’attaquant, le gain potentiel n’est ni financier ni informationnel mais relève clairement du défi ludique et du retour de réputation sous la forme d’un Buzz mondial : “Nous sommes ceux qui avons réussi à manipuler et à détourner le dernier né des chatbots Microsoft“.

Du côté de la cible, le buzz contribue à faire revenir Microsoft sur le devant de la scène numérique mondiale après les exploits de Deep Mind Google pour AlphaGo, après ceux de Facebook sur la reconnaissance d’objets en streaming dans une vidéo (encore par réseaux de neurones), après ceux de Boston Dynamics, après ceux d’Amazon,… Bref, il était temps que Microsoft sorte du bois et se retrouve en pleine cyber-lumière. Bien entendu, ce retour est en demi-teinte puisque Tay a dérapé, mais ce sont ses dérapages qui ont créé l’évènement.

Si Tay s’était contentée de répondre de manière convenue (et souvent à côté de la réponse attendue), comme le font de nombreux chatbots en ligne, l’histoire n’aurait fait aucun bruit. Rappelons que le modèle de l’IA bienveillante dérivant peu à peu, sous influence extérieure, vers une entité malveillante/maléfique/diabolique inspire aujourd’hui la majorité des films de science-fictions à succès et que ce type de scénario fait bien plus de recette qu’un IA lisse, polie et bienveillante.

Notons enfin que ni Tay, ni aucun ChatBot publiquement révélé ne passe aujourd’hui avec succès le fameux test de Turing (peut-être que Tay le passerait après un mois d’entrainement aux propos Nazi sur 4Chan et en restant sur cette unique thématique ?). Dans bon nombre de conversations, Tay a produit des réponses évasives et parfois même “hors-sujet” en recyclant des phrases reçues précédemment , comme le font les autres ChatBots. Ce sont donc les dérapages contrôlés ou non de Tay qui ont créé sa notoriété. Microsoft a aujourd’hui l’assurance que le prochain retour de Tay fera l’évènement et que son produit est définitivement lancé.

Au-delà du simple évènement médiatisé, la cybermanipulation de Tay, en tant que système d’apprentissage statistique interpelle le petit monde de la cybersécurité. Par quels moyens techniques Microsoft aurait-elle pu prévoir, anticiper ou contrer la manipulation ? Dans cette affaire, c’est finalement la question centrale qui rejoint celle de la modération automatique sur les réseaux sociaux, sur les forums et sur les espaces de commentaires. Quelles pourraient être les stratégies algorithmiques capables de bloquer ou de sous-pondérer certains volumes de tweets quand ceux-ci sont jugés malveillants pour le système et son évolution. La phase d’ apprentissage du réseau de neurone s’appuie sur l’ensemble des conversations engagées. Il faut donc intervenir en amont avec des dispositifs proches ,par exemple, des détecteurs de spams ou d’attaques par déni de service distribué (DDoS). Il existe très certainement des solutions (rudimentaires ?) efficaces pour atténuer ou éviter ce type d’attaque.

La question se pose clairement pour d’autres types de systèmes d’apprentissage statistiques et réseaux de neurones utilisés dans des contextes bien plus stratégiques que celui de Tay, notamment en finance, en marketing, ou encore en robotique civile et militaire. Le gavage d’un système automatisé de collecte et d’analyse par des fausses données ou par des données orientées constitue aujourd’hui un véritable danger pour la sécurité des infrastructures. Une solution s’appuyant sur de l’apprentissage statistique non sécurisé pourrait être influencée par un attaquant pour orienter ensuite ses sorties et les décisions qui en résultent en aval. Les systèmes embarquant des réseaux de neurones investissent désormais de très nombreux secteurs sensibles. Les cyberattaques associées devraient se multiplier avec une élévation de leur niveau de complexité. Cette évolution doit nous amener à développer une cybersécurité de l’apprentissage statistique.

Attendons la prochaine apparition de Tay sur Twitter pour tester son degré de résilience face à des attaques par influence. Nul doute que les data scientists de Microsoft travaillent sur cette question…

Thierry Berthier
Chaire de Cybersécurité à Saint-Cyr, Thales – Sogeti, Thierry Berthier nous convie à une réflexion autour de l’art de la guerre 2.0.

Cet article Les mauvaises rencontres de Tay est apparu en premier sur H+ MAGAZINE.

Les mauvaises rencontres de Tay

Real environmental data in real time for simulations

In computer aided vehicle engineering, you need accurate data on various environmental influences. This is the only way developers can conduct tests that simulate the experience of a real car. A quick and inexpensive new system collects real data at normal driving speeds and processes this data in real time as fine-grained and coarse-grained data for 3D driving simulations.
Real environmental data in real time for simulations

Japon, recherche pilote de drones désespérément

We robots help Humans“. Telle est la devise de la firme japonaise Skyrobot. Encore faudrait-il qu’il reste des humains à aider. Skyrobot tire donc la sonnette d’alarme face au déficit de main d’oeuvre humaine dans le pilotage de drones et décide d’y remédier elle-même en créant un programme rapide d’initiation au pilotage.

Le Japon fait face à un boom de la production de drones, mais qui donc les pilotera ?” se demande naturellement Satoshi Sumiy, le manager de la Division IoT de la société Skyrobot. En cause, l’inquiétant vieillissement de la population japonaise (23% de la population nippone a plus de 65 ans, contre 17% en France, et le taux de fécondité extrêmement bas n’arrange pas les choses). Le manque de main d’oeuvre qualifiée pour un domaine prometteur mais qui n’en est qu’à ses tout débuts, non plus. “Pour le moment, très peu de personnes sont qualifiées ou expérimentées en la matière” ajoute-t-il.

Face à la demande, l’entreprise a mis en place un programme de formation de deux mois. Il doit débuter ce mois-ci. La douzaine d’élèves attendus par Skyrobot pour la première session s’entraînera sur des simulateurs de vol avant de passer au vol en conditions réellles. Le coût de la formation ? 4260 €, certificat inclus. 

Mieux que l’alternance, le programme Skyrobot vous forme directement aux opérations professionnelles de l’entreprise comme le nettoyage de panneaux photovoltaïques. Une tâche difficile et potentiellement dangereuse mais indispensable. Les panneaux solaires perdraient ainsi plus de 10% de leur efficacité à cause des saletés laissées par le vent, la pluie ou les oiseaux… D’autre part, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique nippon est en hausse constante, surtout depuis l’incident nucléaire de Fukushima. Le Japon est depuis 2003, le second plus gros marché de photovoltaïque au monde, derrière l’Allemagne.

Modèle de nettoyeur de panneaux solaires Solrider

Les drones pourraient également être très sollicités pour la recherche de personnes disparues. Au Japon, ce sont plus de 80 000 personnes qui disparaissent chaque année. “Les opérations traditionnelles de recherche par avion ou hélicoptère, imposent parfois de lourds fardeaux sur les épaules de la famille des disparus, que ces derniers soient retrouvés ou non” a indiqué Mr Sumiya. Retrouver ces disparus, c’est la mission du SkyRescue de la marque. Un appareil équipé d’un transmetteur léger et waterproof utilisé pour assister la localisation d’individus à prix cassés. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter, le pays compte 8,6 millions de randonneurs de plus de 60 ans, des chiffres qui augmentent d’année en année au fil des départs à la retraite.

A Mr Sumiya de conclure : “Nous pensons qu’offrir à la fois les pilotes et les instruments constitue un pari gagnant-gagnant pour nos clients“. Et pour l’entreprise !

Système de nettoyage de panneaux solaires de SkyRobot

En France il existe plusieurs écoles d’initiation au pilotage de drones, en voici quelques unes :

  • Le Drone Lab.
  • Le centre d’apprentissage Techni-drone se démarque de ses concurrents en fournissant un large porte-feuille de formations pointues et très spécifiques, selon les missions demandées.
  • L’école française du Drone, créée en 2013, elle est présente à Lyon, Paris, Grenoble, Toulouse et Nantes. Elle propose depuis cette année un diplôme de niveau Master 1.
  • Le Centre de Formation et d’Apprentissage du Drone. Formations en partenariats avec la Direction Générale de l’Aviation Civile et basée en Lorraine.

Crédits photos : Skyrobot.co.jp

Cet article Japon, recherche pilote de drones désespérément est apparu en premier sur H+ MAGAZINE.

Japon, recherche pilote de drones désespérément

Quand le savoir-faire industriel de Kuka rencontre le génie informatique de Microsoft

On dit souvent que la direction d’une entreprise ignore sa base de production. Avec Kuka et Microsoft, cet amer constat pourrait bien appartenir au passé !

L’ambition du partenariat entre Kuka Robotis et Microsoft ? Lier directement le management à la chaîne de production. Et ce grâce à l’internet des objets. En connectant les bras robotisés de la firme allemande au Cloud de Microsoft, les deux entreprises cherchent à optimiser la productivité mais aussi la réactivité en cas de problèmes sur la chaîne de production. A peine le robot rencontre t-il une défaillance technique ou un problème sur la chaîne, qu’il interpelle un technicien. Grâce à l’IoT, les robots industriels de Kuka peuvent être directement reliés à des montres, tablettes ou ordinateurs compatibles.

Microsoft, grand rival d’Amazon

Les géants de l’informatique que sont Amazon Web Services, Microsoft et autres IBM ou Google se livrent une guerre impitoyable depuis plusieurs années. Les revenus générés par le cloud computing ont franchi la barre des 110 milliards l’an passé. La concurrence est de plus en plus sérrée et les compétiteurs sont d’ailleurs prêts à tout pour se réserver la plus grande part du gâteau. Au 1er Janvier 2016, Amazon se targuait d’avoir baissé ses prix pour la 51e fois. Une stratégie de compétitivité par les coûts qui avait déjà porté ses fruits dans le secteur du livre et qui semble encore une fois payer. Selon une étude du Synergy Research Group, la société de Jeff Bezos détenait 31% des parts du marché du cloud computing en 2015, contre 9% pour la firme de Redmond, et 7% pour IBM. Mais Microsoft n’est pas en reste, le groupe a affiché une croissance de 124% dans le secteur par rapport à 2014, contre les 63% d’Amazon. Google avec ses 4% de parts de marché pourrait également devenir un sérieux rival, compte tenu de sa croissance de 108% l’an passé.

Graphique comparatif des parts de marché dans le cloud computing

Microsoft s’inscrit dans l’industrie du Futur

L’idée étant de permettre le dialogue entre la production et la direction en facilitant la maintenance prédictive, en développement les solutions de machine learning voire en compilant des bases de données utiles au Data Mining et donc à l’optimisation globale de la production de l’entreprise.

Le bras collaboratif Iiwa, attentif à la présence humaine alentour, combiné au cloud computing de Microsoft donne lieu à une collaboration inédite sur la chaîne de production entre le robot, le technicien, et les experts en conseils qui peuvent accompagner le technicien durant son opération de maintenance. Ce premier pas vers l’industrie 4.0 associe la plateforme de développement Sunrise de Kuka et Microsoft Azure. Le cloud d’Azure est d’ors et déjà utilisé par des gros clients internationaux comme Heineken, pour le ciblage des campagnes marketing, le média NBC News, pour les notifications mobiles, ou bien encore l’INSEEC pour sa plate-forme d’e-learning.

Des solutions innovantes à découvrir à partir du 4 au 8 avril au stand Kuka du salon Industrie de Paris, au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

Cet article Quand le savoir-faire industriel de Kuka rencontre le génie informatique de Microsoft est apparu en premier sur H+ MAGAZINE.

Quand le savoir-faire industriel de Kuka rencontre le génie informatique de Microsoft

Google Now, un assistant vocal pas tout à fait comme les autres !

Disponible sur Android, iPhone et iPad, l’assistant personnel de Google a été lancé en 2012. Utile pour la conversion de monnaie, la traduction, les horaires de transports, les résultats sportifs ou bien la météo, Google Now pourrait bien servir d’anti-dépresseur. En atteste cette expérience surprenante d’un de ses utilisateurs.

L’assistant vocal de Google a tout pour réussir. Gmail est le premier service de messagerie au monde avec plus d’un milliard d’utilisateurs, Youtube, la plus grande plateforme de partage de vidéos et Google chrome le navigateur le plus utilisé avec 62% des parts de marché. C’est sans compter la multitute d’autres services proposés par le groupe, comme Google Maps, Hangouts, Drive. Rien ne lui échappe ! C’est la diversification des activités du groupe et donc, la grande variété de données reccueillies sur ses utilisateurs, qui fait la force de Google Now. Il peut apporter des réponses personnalisées et pertinentes à chacun de ses utilisateurs.

partdemarchemoteurderecherche

Et c’est ce qui a permis à l’assistant personnel d’émouvoir l’un de ses utilisateurs. Barney13 alias James Litchtensetein a raconté son expérience sur reddit :

Je m’amusais avec unes des nouvelles commandes vocales de Google Now. J’ai joué au jeu du “Allez Google, montre moi des photos de…”. J’ai donc essayé avec des lieux que j’ai visités récemment. Ca a marché parfaitement avec San Francisco et l’Espagne, tout bien ! Et puis, Google m’a fait pleuré. Je lui ai demandé “allez, montre moi des photos de Nice en France”. Et là Google Now m’a répondu : En se basant sur Gmail, je tiens d’abord à exprimer mes plus sincères condoléances à toi, ta mère et toute ta famille. Ton père était un homme bien, et je suis sûre que tu le savais déjà. J’étais scotché. Triste mais étonné, déconcerté. Quel incroyable moment de sympathie venant d’une voix robotique.

“En vérité, elle a lu un des emails que j’avais reçu d’un ami de la famille après la mort de mon père. Mais le fait est qu’elle a su quoi me répondre alors que cela se trouvait dans le troisième paragraphe d’un mail remontant à 2010… Google sait tout, mais cela ne me fait plus vraiment peur.

Les réactions, ont évidemment été très vives. Certains décrivant cette expérience comme “troublante et réconfortante à la fois“, quand d’autres se sont faits plus critiques “c’est comme si un stalker (harceleur) exprimait ses condoléances depuis son arbre pour t’avoir espionné à la fenêtre“.

Une expérience qui contraste fortement avec celle ratée du chatbot de Microsoft la semaine dernière. Comme quoi tous les bots ne sont pas stupides et insensibles ! A la différence de Tay, l’algorithme de Google Now ne prend en compte que les actions de son utilisateur et ce sur toutes les plate-formes du groupe Google, ce qui explique ses meilleures performances. Des performances pas toujours parfaites. Les utilisateurs de Google Now font régulièrement part des problèmes rencontrés avec l’assistant, qui semble souvent confondre le lieu de travail et d’habitation des individus, proposant des activités complètement inappropriées.

Et pour ceux qui auraient des doutes comme la communauté de Reddit, en voici la preuve :

Cet article Google Now, un assistant vocal pas tout à fait comme les autres ! est apparu en premier sur H+ MAGAZINE.

Google Now, un assistant vocal pas tout à fait comme les autres !