Les Olympiades de FANUC de la robotique industrielle au secours de la filière française

La France est en déficit de main d’œuvre dans le domaine de la robotique et de la maintenance. Pour y palier, la société FANUC organise depuis 2014 les Olympiades de la robotique industrielle. Ce concours, qui se tient le 16 et 17 mars, a pour ambition de créer des vocations chez les étudiants de la filière.

 

Face aux impératifs de compétitivité qui s’imposent de plus en plus aux entreprises françaises et à l’accessibilité par les coûts grandissante des robots industriels, la demande explose. Seul hic, la filière peine à susciter des vocations chez les jeunes français et seuls 11 établissements délivrent des diplômes bac+3 dans le secteur. C’est pourquoi l’un de leaders mondiaux de la robotique industrielle, FANUC France (affilié à sa maison-mère FANUC Japon) a lancé en 2014 son premier concours de robotique, dans ses locaux d’Évry, dans l’Essonne. D’abord ouvert aux seuls étudiants en Licence Professionnelle de Robotique, le concours s’est ensuite élargi à ceux de BTS Conception et réalisation des systèmes informatiques (CRSA), les deux principales formations appréciées par les professionnels du secteur. Le but étant de sensibiliser le plus de centres d’enseignement à la nécessité de créer des formations répondant aux attentes d’un secteur d’avenir, mais également de faire office de passerelle entre le monde de l’enseignement et le monde professionnel.

fanuc olympiades de la robotique industrielle

 

Des épreuves sur deux jours

L’objectif pour les 21 équipes sélectionnées ? Proposer un modèle d’implantation d’une cellule robotisée au sein d’une entreprise, arguments et simulation à l’appui. Chaque équipe, composée de trois membres, devra ainsi réaliser une cellule de production automatisée et virtuelle à l’aide du logiciel de simulation développé par l’organisateur. Les deux filières d’enseignement auront la chance de prouver leur savoir-faire puisqu’elles concourront chacune dans leur catégorie. Les gagnants repartiront évidemment avec des prix et la possibilité de rencontrer d’éventuels employeurs comme en témoigne un étudiant du lycée Pablo Neruda de Dieppe, vainqueur de l’édition 2015 : “Suite à un article paru dans la presse locale à propos de notre participation aux Olympiades, la société Desjardins m’a fait une proposition de stage. J’avais déjà fait des stages chez eux, mais cette fois-ci, ma mission était vraiment centrée sur les 3 robots Fanuc installés sur le site.” Une bonne manière donc de mettre en application ses compétences tout en s’entraînant à respecter les impératifs de rendement et d’efficacité imposés par le jury et donc de parfaire son profil face aux recruteurs.

fanuc olympiades robotique industrielle

 

Un catalyseur de talents

L’initiative rencontre un succès plus grand chaque année puisque le nombre d’équipes participantes n’a de cesse d’augmenter. De 7 équipes en 2014, 12 en 2015, ce sont 21 équipes qui concourront pour l’édition 2016. Mais ces deux journées de concours ont non seulement pour objectif de susciter une vocation mais aussi de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes participants. Le concours étant ouvert au public, étudiants, enseignants, professionnels et visiteurs libres seront donc amenés à se rencontrer et à échanger lors de conférences de présentation des métiers et des enseignements de la robotique. Des stands de démonstrations donneront aux aspirants techniciens une idée plus concrète du fonctionnement des machines et des débouchés réels de la filière. Et pour cause, fondée en 1956, la société FANUC peut se prévaloir d’une expérience endurcie sur le marché de la robotique. Avec ses 28% de parts de marché de la robotique dans le monde,  le groupe figurait également à la 43èeme place du palmarès des 100 entreprises les plus innovantes de Forbes.

Rendez-vous les 16 et 17 mars dès 9h15 sur le site FANUC d’Évry.

Infos pratiques :

FANUC Évry : 15 rue Léonard de Vinci, Lisses, 91090.
Ouverture à 9h15.

Présentation de l’entreprise à 9h45.

Début des épreuves : 10h00.

Le programme des deux journées

Fiche formation BTS CRSA

Fiche formation Licence professionnelle :

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Les Olympiades de FANUC de la robotique industrielle au secours de la filière française

L’Homme contre la machine : duel au sommet entre AlphaGo et Lee Sedol

Depuis la défaite historique de Garry Kasparov face au Deep Blue d’IBM en 1997, aucun duel d’ampleur équivalente n’avait opposé l’Homme face à la machine. Google a relancé les hostilités en engageant son intelligence artificielle AlphaGo dans un combat de titans avec le champion du monde de Go, le sud-coréen Lee Sedol.

Après avoir écarté toute ambition de victoire de la part du français Fan Hui, lui-même champion d’Europe de Go, en janvier dernier, l’AlphaGo de Google n’a pas laissé la moindre chance au champion du monde Lee Sedol. Dans un match en 5 manches, le cinquième mondial n’est pour le moment parvenu à en gagner qu’une seule. Et ce après trois défaites consécutives. Les jeux étant déjà faits, la dernière manche qui se joue mardi 15 mars a tout d’un baroud d’honneur pour le coréen. Lee Sedol sauvera-t-il finalement les meubles en arrachant une seconde victoire à l’intelligence artificielle de Google ?

Le but du jeu de Go

jeu de go

 

Les règles sont simples : les deux joueurs disposent chacun de pions de réserve d’une couleur qui leur est attribuée, blancs ou noirs. Le but étant de poser lesdits pions sur le plateau quadrillé afin d’encercler les pions adverses et de conquérir le plus de territoire. La particularité du Go réside dans sa condition évolutive. Plus il y a de jetons sur le plateau, plus le nombre de combinaisons de jeu est élevé. Très accessible au premier abord, ce jeu ancestral se révèle de plus en plus compliqué à mesure qu’on progresse et qu’on affronte des adversaires faisant preuve d’une ingéniosité toujours plus sidérante. Un bon joueur de go est avant tout un joueur qui mêle intuition et raison, prise de risque et calcul. D’où l’intérêt pour les ingénieurs de Deep Mind que de relever le défi du jeu de go. A la puissance de calcul sans pareil de la machine, l’humain répond par l’intuition. Jusqu’à présent c’est cette imprévisibilité propre à l’être humain que la machine ne savait surmonter. Jusqu’à présent…

Un algorithme sur-puissant

La société britannique travaillait depuis presque quatre ans sur l’élaboration d’une intelligence artificielle quand le géant californien s’est emparé d’elle pour près de 600 millions de dollars, en 2014. Face à l’extrême complexité du jeu de go dont le nombre de combinaisons possibles est estimé  à 10170 contre 10120 aux échecs, les programmes informatiques n’étaient parvenus à battre les joueurs professionnels qu’avec un handicap, c’est à dire sur un plateau plus petit. C’était sans compter l’arrivée du Deep Learning dans l’équation. Contrairement à ses prédécesseurs, AlphaGo puise sa force de sa capacité à dépasser la simple condition de calculatrice infaillible. Cette intelligence évolutive a le mérite, comme nous autres humains, d’être capable d’apprendre de ses erreurs. Il ne s’agit pas d’une machine à qui l’on aurait inculqué par programmation toutes les combinaisons de jeu possibles, mais d’une machine qui a appris, à force d’entraînement, à apporter des réponses nouvelles et créatives à des situations inédites. C’est pourquoi il était primordial pour les développeurs de Deep Mind de tester leur I.A en situation réelle, face à des êtres humains créatifs et imprévisibles. Le sud-coréen s’est voulu rassurant après sa première défaite : “Ce n’est pas l’humanité qui a perdu mais simplement Lee Sedol”.

Une victoire qui suscite de vives réactions

La partie, retransmise en direct sur pas moins de 14 chaînes chinoises a monopolisé l’attention de millions de sud-coréens. L’événement n’a pas manqué de susciter de vives réactions. Le jeune numéro un mondial Ke Jie, a rapidement fait part de sa surprise en déclarant que l’algorithme de Deep Mind ne pourrait pas le vaincre. Le joueur chinois qui comptabilise huit victoires pour deux défaites contre Lee Sedol reconnait qu’AlphaGo s’est révélé beaucoup plus coriace qu’il ne le pensait (il espérait une victoire 5-0 du coréen). Toujours du côté coréen, les joueurs professionnels du jeu-vidéo de stratégie en temps réel StarCraft, Flash, et BoxeR ont tout deux affiché leur confiance dans leur supériorité face à la machine de Deep Mind. Un possible duel que n’a pas écarté le patron de Deep Mind, Demis Hassabis lors d’une interview accordée à The Verge. Enfin, au terme de sa première victoire, Lee Sedol a lui même déclaré avoir décelé des points faibles dans le jeu d’AlphaGo, notamment lorsqu’il effectue des coups complètement inattendus.

Alphago contre Lee Sedol

Un avenir encore incertain

N’ayez crainte, l’avenir des compétitions d’échecs ou de go n’est pas dans les mains des machines. Par définition ce sont des jeux ou des compétitions, deux passe-temps que ne sauraient à priori rechercher une machine. Le patron de Deep Mind a d’ailleurs levé le voile sur le sort qu’il réserve à son I.A, qu’il ne considère d’ailleurs pas du tout comme la version finale de son programme. L’objectif étant de commencer à inséminer dans les réseaux de neurones artificiels une part d’intuition. L’utilisation qui en sera faite à terme sera bien différente d’un jeu de go. Deep Mind a récemment signé un partenariat avec la National Health Security britannique et s’est pour le moment limité à l’annonce du développement d’assistants sur smartphone. L’idée étant selon Mr Hassabis, de se cantonner à la tâche de perfectionner son I.A. Une fois atteint une capacité d’apprentissage suffisamment performante, alors l’I.A de Deep Mind pourra commencer à être exploitée pour perfectionner les robots, notamment d’assistance et de services dont l’autonomie fait cruellement défaut.

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L’Homme contre la machine : duel au sommet entre AlphaGo et Lee Sedol

L'avantage de la sonde ExoMars, sur ses cousins Opportunity et Curiosity

 10h31 ce matin, la fusée Proton quitte le sol de Baïkonour, destination la planète Mars. À son bord, un énorme satellite de l’agence spatiale européenne, assemblé à Cannes dans les salles ultra stériles de Thales Alenia Space. La mission va se dérouler en plusieurs étapes. La première sera le 19 octobre prochain lorsque le satellite va se mettre en orbite autour de Mars. ExoMars a un atout sur ses cousins Opportunity et Curiosity, sa foreuse. Elle est capable de creuser jusqu’à deux mètres de profondeur.
L'avantage de la sonde ExoMars, sur ses cousins Opportunity et Curiosity