Atlas V : Décollage de la première fusée partiellement imprimée en 3D

Le 22 mars, une fusée en partie constituée de composants imprimés en 3D et transportant un cargo Cygnus a décollé depuis la station de l’Air Force de Cape Canaveral en Floride, en direction de la Station Spatiale Internationale (ISS).

A l’origine de ce projet, la United Launch Alliance, une joint-venture formée en 2006 par Boeing et Lockheed Martin. Ce partenariat associe les deux types de lanceurs les plus utilisés du secteur, les modèles Atlas de Lockheed et les Delta de Boeing, qui comptabilisent plus de 1300 lancements à leur actif. Cette entreprise développe des lanceurs non récupérables (EELV) à destination des agences du gouvernement américain comme la NASA et l’US Airforce. La famille de fusées Atlas V connaît notamment un taux de réussite de lancement de 100%.

On savait le lanceur Atlas V capable de lancer des fusées, mais des fusées imprimées en 3D, c’est une première ! Certains composants -pas tous- ont été réalisés par impression 3D en thermoplastique ULTEM 9085, un matériau particulièrement robuste. Grâce à l’imprimante Fortus 900mc 3D de Stratasys, le nombre de pièces constituant l’assemblage du Système de Contrôle Environnemental a été considérablement diminué, passant de 140 à 16 pièces seulement !

L’impression 3D présente un sérieux avantage sur la conception de pièces complexes, et diminuant drastiquement les coûts de production, qui auraient été réduits de 57% pour ce composant. des pratiques qui économiserait un million de dollars par an à l’ULA. Le Système de Contrôle Environnemental a un rôle crucial. Lors du lancement de la fusée, c’est à travers ces tuyaux que l’air naviguent pour refroidir les composants sensibles.

atlas v rocket 3d ula

Pour le compte de la NASA, le cargo Cygnus d’Orbital ATK avait pour mission de transporter 3600 kg de ravitaillements à destination de l’ISS. Il est arrivé à bon port le 26 mars. Un cargo Cygnus avait déjà apporté un système d’impression 3D à bord de l’ISS pour permettre aux astronautes de reproduire rapidement et facilement les pièces nécessaires à leurs missions.


Si jamais vous aviez l’âme d’un astronaute et que vous étiez prêt à imprimer votre propre fusée, vous pouvez visiter la page de l’ULA dédiée à cet effet.

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Atlas V : Décollage de la première fusée partiellement imprimée en 3D

Le robot-guide de KLM pourrait bientôt arriver dans les aéroports

Le robot-assistant de la compagnie aérienne hollandaise KLM a passé les derniers tests avec succès. Pendant tout le mois de mars, Spencer a fait preuve de tout son talent en conditions réelles dans l’aéroport de Schipol aux Pays-Bas.

Depuis trois ans, dans le cadre d’un projet financé par l’U.E (à hauteur de 3 millions d’euros sur les 4 millions nécessaires), différentes universités hollandaises, suédoises, allemandes, suisses et le CNRS collaborent pour concevoir Spencer, un robot d’accompagnement des usagers dans les aéroports. Son rôle ? Guider les passagers dans les couloirs de l’aéroport de Schipol aux Pays-Bas.

Dans cet aéroport, les transferts d’une porte à l’autre représenteraient plus de 70% du trafic humain. Un défi de taille, donc, pour les compagnies aériennes qui cherchent à minimiser le temps perdu pour leurs clients et ainsi que pour leurs employés. Mais la vraie difficulté, c’est de concevoir un robot qui puisse faire face à l’agitation humaine et incessante qui est à l’oeuvre dans les aéroports. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce programme intitulé “Social situation-aware PErceptioN and action for CognitivE Robots” que de mettre l’accent sur le développement des facultés cognitives de Spencer.

Ce qui rend SPENCER unique, c’est sa capacité à appréhender les interactions sociales entre individus. Il peut “voir” et analyser les gens qui s’approchent de lui. A partir de leurs comportements, il peut en déduire que ces individus sont en famille, en couple ou des inconnus. Et il peut apprendre et donc se soumettre aux règles sociales.” a indiqué Kai Arras de l’Université de Fribourg et coordinateur du projet.

Spencer a passé avec succès la dernière phase de tests, en conditions réelles. Derrière sa bouille digne d’un E.T, SPENCER est doté de capacités novatrices : il peut détecter et suivre plusieurs personnes à la fois, reconnaître leurs positions et leurs relations sociales et apprendre des comportements humains en conservant une prise de distance après évaluation des effets psycho-sociologiques d’une interaction humain-robot. Du haut de son mètre quatre-vingt-treize, ce robot de 250 kg déterminera le chemin le plus rapide pour que les passagers effectuent leur transfert le plus rapidement possible.


Spencer le robot guide de KLM

Spencer le robot guide de KLM

Spencer le robot guide de KLM

Bien évidemment, ce projet de recherche en conscience sociale ne restera pas cantonné au secteur aéronautique. Avec ce système très avancé de robot à intelligence situationnelle et sociale, les applications sont multiples, notamment dans les domaines liés au service, comme l’assistance domestique, la santé ou le conseil client… Le système pourra même être incorporé aux voitures autonomes pour une analyse comportementale plus fine afin d’anticiper et de prévenir les accidents avec ces imprévisibles êtres humains !

Pour le moment, SPENCER attend toujours le feu vert pour entrer dans la prochaine phase d’évaluation. Son destin repose donc entre les mains du CNRS et de KLM, chargés de l’évaluation du produit. Le premier bâton dans les roues de Spencer, c’est évidemment son prix, sa taille (1,93m) et son poids (250kg) qui limitent ses capacités de circulation dans des lieux bondés de monde. L’équipe est réaliste : SPENCER n’est pas encore tout à fait prêt à intégrer nos aéroports.

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Le robot-guide de KLM pourrait bientôt arriver dans les aéroports

Les trois annonces à retenir du Build2016 de Microsoft

Du 30 mars au 1er avril, Microsoft organise son Build2016, la plus grande conférence de la firme de Redmond. Le géant de l’informatique en a profité pour présenter une panoplie de nouvelles pépites technologiques. Voici les trois annonces qui ont retenu notre attention.

Seeing AI : redonner la vue aux aveugles

Les machines nous prennent nos jobs, mais aussi ceux de nos chiens ! Evidemment, chez H+ Magazine, ce genre de phrases nous fait doucement sourire. En tout cas, l’ambition de cet ingénieur de Microsoft, Saqib Shaikh, est de parvenir à compenser son handicap grâce à une intelligence artificielle.

Montée sur des lunettes intelligentes, SeeingAI permet à son utilisateur de se mouvoir dans l’espace en suivant les conseils d’une IA. Elle fonctionne comme l’audio-description des films. Les détails importants de l’environnement proche sont décrits de façon remarquablement fine pour une IA. Elle identifie “un jeune qui fait du skateboard”. Démonstration en vidéo.

Des chatbots pour commander des pizzas

Après avoir essuyé un échec cuisant en libérant une IA sur le réseau social twitter, Microsoft a toujours du cœur au ventre. La firme voit dans la robotique et l’intelligence artificielle “le futur du service-client”, selon les mots de son chef exécutif, Satya Nadella.

Si de tels robots de discussion officiaient sur de nombreux sites de commerce en ligne, Microsoft entend tirer son épingle du jeu en inondant le marché de ces bots. “Commander un taxi, acheter un billet d’avion ou une pizza, tout ce que vous faites aujourd’hui sur le Web ou avec des applications, vous pourrez le faire demain en discutant avec un bot“, conclut-il.

Ils sont destinés à fonctionner un peu comme les Siri, Cortana et autres consorts, mais de façon moins invasive et exclusive. Enfin, en incorporant ces bots à Skype, Microsoft veut rattraper son retard dans la course au développement d’applications de messagerie multi-fonctions telles que Snapchat, Whatsapp ou le chinois WeChat. Bientôt vous pourrez commander une pizza via un chatbot, qui vous sera livrée par un robot, comme le propose déjà Domino’s Pizza.

chatbot skype microsoft pizza

Les Hololens devenues réalité

Cela faisait très longtemps que j’attendais ce moment” a indiqué Alex Kipman, l’un des développeurs de l’Hololens. Le casque de réalité augmentée de Microsoft vient tout juste d’arriver sur le marché. Les premières commandes ont été envoyées mercredi. La firme a également dévoilé ses premiers partenaires d’envergure, qui ne sont autres que la NASA, Airbus ou bien Volkswagen. Microsoft prévoit également des applications dans le domaine médical et de l’éducation. L’édition de développement est actuellement en vente pour la modique somme de $3000.

Plus d’informations sur l’Hololens.
Plus d’informations sur SeeingAI

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Rise : le court-métrage futuriste qui oppose l’Humanité aux robots

Si le fantasme d’une guerre entre robots et humains vous fait saliver, frissonner ou trembler de peur, alors ce court-métrage d’anticipation est fait pour vous.

Vous avez perdu cette guerre avant même qu’elle ne soit déclarée Colonel“. Cette citation tirée de ce superbe court-métrage devrait vous faire froid dans le dos. Et c’est bien l’objectif des réalisateurs de Rise, un projet de film financé par la plate-forme de crowfunding Kickstarter. Après l’apport financier de 544 contributeurs pour un montant total de $38.412 (sur les $20.000 demandés), l’équipe du spécialiste des effets spéciaux David Karlak dévoile les premières images du projet pilote.

Effets spéciaux du court métrage de science-fiction Rise

2017 : le premier être artificiel voit le jour. Plus développé que ce que toute civilisation a pu imaginer…Ceci est l’histoire d’un futur que nul n’a vu venir“. Ainsi commence ce court-métrage de science-fiction. De Frankenstein à Prometheus en passant par l’Odyssée de l’espace et I-Robot, la question de la créature qui échappe au contrôle de son maître est particulièrement prolifique au cinéma. Elle renvoie aux peurs qui animent toute société lorsqu’elle engendre de nouvelles technologies. Et si son usage était détourné ? Et si elle se retournait contre moi ?

Dans cette vidéo de cinq minutes, découvrez le futur apocalyptique d’une société au bord de sa propre extinction. Dans la lignée de la série suédoise Real Humans qui imagine les possibles relations affectives et conflictuelles entre humains et robots, Rise propose une vision beaucoup plus noire : l’Homme ne parvient plus à maîtriser les machines et met en oeuvre un programme d’extermination des robots. On ne vous en dit pas plus…

Les acteurs Anton Yelchin (Star Trek Into Darkness), Rufus Serwell (Dark City, Hercules) figurent au casting, tandis que le scénario a été écrit par Marcus Dunstan et Patrick Melton (Pacific Rim, God of War). En espérant que ces premières images époustouflantes aboutissent à la production d’un long-métrage d’aussi bonne facture.

Présentation du projet par son auteur, David Karlak

Découvrez tous les projets de David Karlak et de son équipe, et notamment l’expérience RISE en réalité virtuelle sur le site du film.

Voici également le lien vers la campagne Kickstarter.

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Rise : le court-métrage futuriste qui oppose l’Humanité aux robots