Johnson & Johnson stoppe la commercialisation du robot anésthésiste Sedasys

Le géant pharmaceutique Johnson & Johnson avait bouleversé le monde de la santé en introduisant les premiers robots anesthésistes dans les hôpitaux. Faute de ventes, la firme américaine a annoncé mettre fin à la commercialisation de ce produit.

Le robot Sedasys (ou Système Personnalisé de Sédation assisté par ordinateur) avait pris la main sur des procédures banales mais non moins risquées et minutieuses : l’anesthésie des patients. Malgré un prix défiant toute concurrence, la vente des Sedasys de Johnson & Johnson peine à rencontrer la demande, pourtant autorisée par la Food and Drug Administration en 2013. Une opération de sédation par Sedasys revient à 200 dollars environ contre 2000 pour un anesthésiste en chair et en os.

Mais face au lobbying de l’American Society of Anesthesiologists, la firme a dû se cantonner aux seules opérations de coloscopie ou d’oesophago-gastro-duodénoscopie. Très vite, le calcul devient beaucoup moins évident pour les hôpitaux. Sa seule mission étant d’administrer du propofol par intraveineuse dans les veines des patients âgés de plus de 18 ans. Son seul avantage étant qu’il peut détecter les signes de sursédation et agir en conséquence. En 2015, seuls quatre hôpitaux américains avaient recours à des Sedasys.

Sedasys medical anesthesis device

Selon un porte-parole d’Ethicon, filiale de Johnson & Johnson qui a supervisé la conception de Sedasys, l’entreprise retire le robot-anesthésiste de la vente pour se concentrer sur d’autres activités. Des activités plus lucratives sans doute, comme le projet de Verb Surgical, une start-up développée en partenariat avec Google. Le but ? Concevoir des robots pour assister les chirurgiens en fournissant des données précises en temps réel, sur l’évolution de l’état du patient notamment.

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Johnson & Johnson stoppe la commercialisation du robot anésthésiste Sedasys

L’agence de pub’ McCann recrute son premier robot Directeur de la Création

On pensait le domaine de la création et de l’Art inattaquable. Que nenni ! L’agence de communication nippo-américaine McCANN a fait d’une intelligence artificielle le premier directeur artistique robotique de l’histoire.

AI-CD β (Artificial Intelligence -Creative Director Beta) est le premier né du laboratoire de recherche de l’agence de publicité, le Millenials TaskForce, en référence aux jeunes de la génération Y, surnommés les millenials dans le langage courant américain. Issue du projet “Creative Genome”, cette intelligence artificielle renforcera les rangs de la création aux côtés de onze autres diplômés dès le 1er avril.

Et si la recette publicitaire miracle existait ?

Pour réaliser cette prouesse, les développeurs de AI-CD β ont décortiqué, analysé et hiérarchisé un large panel de publicités de télévision, y compris les lauréats du concours de publicités All Japan Radio & Television Commercial Confederation’s annual CM Festival des dix dernières années. Grâce à ce travail de data mining de longue haleine, l’IA est désormais capable de sonder l’énorme banque de données du Festival de publicités et d’identifier les tendances et les méthodes de transmission des messages à caractère commercial. Ainsi, pour un produit donné et un public visé, l’IA peut optimiser le mode de transmission du message publicitaire en insistant sur telle ou telle caractéristique du produit présenté. Il pourrait donc bien trouver la recette miracle !

Jusqu’à présent les choix de création dépendaient exclusivement du savoir-faire et de l’inventivité de l’esprit humain. Désormais, les clients recevront la publicité rêvée, adaptée à leurs besoins. “On fait déjà appel à l’intelligence artificielle pour un certain nombre de divertissements, comme la musique, le cinéma ou la télévision” a indiqué le CEO de McCANN Japon. A la manière d’un Netflix qui produit ses séries sur la base des goûts de ses spectateurs, compilés grâce à un puissant algorithme, Mr Katagi se dit très enthousiaste sur “le potentiel d’AI-CD en matière de création“.

Shun Matsuzaka, le directeur du programme Millenials ne cache pas non plus son optimisme. Son espoir, c’est de voir son IA “travailler sur de nombreux projets, gagner de l’expérience et devenir un directeur de la création de renommée internationale et qui laissera sa marque sur l’industrie de la publicité“. Car l’IA de McCANN a non seulement digéré des milliers de données, mais elle continuera de se nourrir au fil de ses activités, pour proposer des modèles de publicités toujours plus optimisés. La publicité, c’est aussi faire appel à des émotions. Certes, mais le data mining permet justement à cette intelligence purement logique d’appréhender l’émotion, sans pour autant la comprendre. En observant que telle publicité qui provoque tel sentiment, a remporté le fameux concours de publicités, l’IA en déduit que susciter ce sentiment chez le spectateur peut être productif. Ainsi, le Big Data semble être en mesure de contourner les barrières de l’émotion humaine.

Les algorithmes gouvernent de plus en plus nos choix de consommation. Amazon, Google ou Facebook sortent évidemment du lot, mais la majorité des entreprises du web puisent leur force dans les données personnelles de leurs utilisateurs. Nos choix de lecture sont ainsi aiguillés par l’algorithme d’Amazon, nos programmes télévisuels par celui de Netflix et toutes les publicités que nous voyons sont ciblées par des programmes informatiques. Alors pourquoi ne pas donner les clefs de l’élaboration de ces publicités à un programme informatique ? C’est à peu de chose près le raisonnement de l’agence de publicité de McCANN Japan qui table sur des publicités d’un nouveau genre. Elles pourront être extrêmement ciblées pour atteindre un public spécifique (au hasard, un public amateur de robotique) ou au contraire viser le plus large possible, pour atteindre la majorité des consommateurs.

Dans tous les cas, les capacités d’apprentissage automatique des machines ne remplaceront par l’Homme de si tôt, AI-CD β n’est qu’en phase d’expérimentation et se contentera de donner des indications à ses collègues humains, qui se chargeront eux-mêmes de la production de la publicité.

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L’agence de pub’ McCann recrute son premier robot Directeur de la Création

Comment la startup parisienne Rythm a levé 10 millions d’euros

Avec le programme Dreem, la startup Rythm spécialisée dans les neurosciences et neurotechnologies, a développé un bandeau connecté destiné à améliorer les cycles de sommeil pour des capacités de récupération optimales. Elle vient de lever 10 millions d’euros de fonds.

Un parcours éclatant

Son histoire a tout d’un American Dream. Hugo Mercier, 23 ans, sorti de Polytechnique et de Berkeley, a fondé la startup Rythm en juillet 2014 avec son camarade Quentin Soulet de Brugière pour mener à bien son projet d’études. Elle connaît depuis une expansion rapide.

Et pour cause, ses deux principaux investisseurs ne sont autres que Laurent Alexandre (fondateur de Doctissimo) et Xavier Niel (Free, Iliades). Leur apport financier est estimé à 7 millions d’euros. Le 23 juillet 2014, les deux entrepreneurs en herbe sont reçus à l’Elysée pour avoir remporté le Concours Mondial de l’Innovation dans les catégories Big Data et Médecine Individualisée et reçoivent une aide (par projet) sous forme de subventions pour un montant de 2,2 millions. Aujourd’hui la jeune entreprise compte déjà une cinquantaine de contributeurs, des deux côtés de l’Atlantique. Fort de son expérience scolaire passée à l’Université de Berkeley, Hugo Mercier, a pu nouer des liens et établir un siège à San Francisco.

Bandeau connecté Dreem de la startup Rythm pour améliorer le sommeil

Améliorer les performances cognitives pour améliorer la santé

Développer en collaboration avec des médecins de l’Institut supérieur du Cerveau et de la Moelle osseuse (ICM), le bandeau permet de stimuler le cerveau pendant le sommeil pour améliorer la phase de sommeil profond. Ce bandeau connecté “comporte des capteurs pour mesurer l’activité cérébrale, de l’électronique pour analyser l’information en temps réel et un dispositif de stimulation osseuse”, a indiqué le jeune CEO de Rythm.

Le plus de Dreem ? Il analyse l’activité cérébrale plutôt que corporelle. A l’aide d’un système d’électroencéphalogramme, le bandeau détecte lorsque son porteur entre en phase de sommeil profond. C’est à ce moment précis que le bandeau déclenche des signaux sonores pour stimuler l’activité cérébrale et maintenir ce sommeil profond le plus stable possible. De quoi lutter contre le stress ou le diabète et favoriser la régénération des cellules.

Bandeau connecté Dreem de la startup Rythm pour améliorer le sommeil

N’ayez crainte. Pas de bluetooth ou de wi-fi pendant la nuit, tout se fait au petit matin pour un sommeil paisible et déconnecté ! Une fois réveillé, votre bandeau enverra toutes les informations collectées durant la nuit sur votre smartphone, qui permettra un suivi quotidien de votre sommeil et donc une amélioration sur le long-terme.

Le conditionnement à la Aldous Huxley ? Hugo Mercier rassure : “On n’induit rien qui n’existe pas déjà, on se base sur une activité qui est déjà là, c’est à dire les onde lentes, on aide le cerveau à garder cette activité“. Il se défend, les données cérébrales récoltées (qui pourraient représenter une mine d’or pour des activités peu scrupuleuses) seront anonymisées. Elles serviront à améliorer en personnalisant l’expérience de l’utilisateur et faire avancer la recherche, mais cela ne permet pas de lire les pensées des clients. Comme pour les géants Américains, il faudra se contenter du “Google is no evil“.

Et après ?

Moins de deux ans après son éclosion, la startup prévoit de lancer un premier programme de test en juin 2016, qui sera ouvert à un plus large public en 2017. Vous pouvez vous inscrire au programme Dreem First et être les premiers à expérimenter ce nouveau gadget.

D’autre part, Hugo Mercier a annoncé être en plein développement de partenariats pour envisager des fonctionnalités futures. Sommeil profond, réveil optimisé, problématiques de l’endormissement et lutte contre des maladies neuronales comme Alzheimer, telle est l’ambition de cette startup pour le moins prometteuse.

Plus de détails sur le fonctionnement de cet appareil connecté.

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Comment la startup parisienne Rythm a levé 10 millions d’euros