Pour améliorer la sûreté des robots, cette machine frappe des volontaires

Un des grands défis pour les constructeurs de robots est la mise au point de systèmes qui permettent d’assurer la sécurité des êtres humains se trouvant à proximité du robot. L’institut allemand Fraunhofer étudie de près cette problématique.

Depuis plusieurs années, l’équipe de Roland Behrens du Fraunhofer Institute for Factory Operation and Automation (IFF) enseigne aux machines comment éviter de blesser une personne. Pour cela, les chercheurs ont mis au point un robot cogneur et l’ont testé sur de courageux volontaires… Avant d’apprendre à ne pas faire mal, il faut bien que le robot comprenne la force maximale qu’il peut appliquer et le seuil de douleur humaine.

La machine conçue par l’IFF est très simple, il s’agit d’un système mécanique qui vient frapper le bras ou l’épaule du cobaye par un mouvement de pendule. La vitesse du bras et la force de l’impact sont suivies par ordinateur. Une fois que la machine a donné un coup au volontaire, ce dernier évalue la douleur sur une échelle de un à dix. Lorsqu’il considère que la douleur atteint le niveau n°5, il est sujet à une échographie afin d’analyser les contusions suite à l’impact.

Bras robots Kuka

Robot de l'institut Fraunhofer

Des accidents impliquant des robots industriels arrivent chaque année. L’an dernier ce sont 158 accidents qui ont été recensés en Allemagne, un record depuis 2005. Ce qui est relativement bas comparé à d’autres types d’accidents, mais qui dessert l’image de la robotique en général. La robotique collaborative qui vise à rapprocher les robots des hommes en assistant ces derniers dans des tâches répétitives plus ou moins complexes, a le vent en poupe. Selon une étude d’ABI Research, le marché des robots collaboratifs devrait passer de 100 millions de $USD à 1 milliard de $USD d’ici 2020.

Il est donc essentiel que la sécurité des opérateurs soit assurée dans un environnement où des êtres humains sont amenés à circuler. Roland Behrens espère donc trouver grâce à son dispositif un moyen de doter les futurs robots d’une meilleure compréhension du seuil de la douleur humaine. “La meilleure façon est d’éviter tout contact en premier lieu.” déclare-t-il à la presse. “Si le contact se produit, les conséquences doivent être si minimes que la personne doit pouvoir se présenter à son travail le lendemain, avec une ecchymose tout au plus, mais certainement pas avec une blessure ou une plaie ouverte.”

L’équipe appliquera certainement ses résultats au prototype ANNIE en cours de développement au Fraunhofer de Magdeburg en Allemagne : une plateforme sur roues d’une valeur de 300 000 euros, équipée avec six caméras et un bras LBR IIWA de Kuka avec une pince à trois doigts de Robotiq.

Crédits photo Martin Leissl / Bloomberg

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Pour améliorer la sûreté des robots, cette machine frappe des volontaires

Imitating synapses of the human brain could lead to smarter electronics

Making a computer that learns and remembers like a human brain is a daunting challenge. The complex organ has 86 billion neurons and trillions of connections — or synapses — that can grow stronger or weaker over time. But now scientists report the development of a first-of-its-kind synthetic synapse that mimics the plasticity of the real thing, bringing us one step closer to human-like artificial intelligence.
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