Neural network built using plastic memristors

A group of scientists has created a neural network based on polymeric memristors — devices that can potentially be used to build fundamentally new computers. These developments will primarily help in creating technologies for machine vision, hearing, and other machine sensory systems, and also for intelligent control systems in various fields of applications, including autonomous robots.
Neural network built using plastic memristors

Google et Movidius s’associent pour mettre le deep learning au coeur de nos smartphones

Google vient de choisir Myriad 2 comme plateforme pour le traitement d’images afin d’accélérer l’arrivée d’applications basées sur le machine learning (l’apprentissage automatique) dans nos smartphones.

Après une levée de fonds de 40 M$ en avril 2015, la startup Movidius, leader en vision artificielle de basse consommation en énergie pour les objets connectés, annonce aujourd’hui qu’elle travaille actuellement en collaboration avec Google afin accélérer l’adoption du deep learning (l’apprentissage profond, une branche de l’intelligence artificielle) dans les appareils mobiles. Dans le cadre de cet accord, Google s’engage à utiliser les processeurs graphiques Movidius, ainsi que l’ensemble de la plateforme de développement logiciel de ce dernier. En retour, Google participera à la feuille de route pour le développement de réseaux neuronaux par Movidius. Une collaboration qui avait débuté en 2014 avec l’intégration du processeur Myriad 1 dans le prototype de smartphone Project Tango de Google, et qui se concrétise aujourd’hui.

Représentation 3D depuis un smartphone

Cet accord permet à Google d’intégrer son processeur de calcul neuronal avancé dans la puce graphique de basse consommation de Movidius, dotant ainsi les smartphones d’une nouvelle forme d’intelligence artificielle en local. Le traitement des données se fait hors ligne sur le périphérique lui-même, réduisant ainsi les problèmes de latence. Ceci donnera aux objets la capacité de “comprendre” les images et les sons à une vitesse et une précision incroyables, offrant ainsi une expérience plus personnelle et contextualisée à l’utilisateur.

Ce que Google a été en mesure de réaliser avec les réseaux neuronaux, nous fournit les briques technologiques d’intelligence artificielle qui établissent les bases de ce que sera technologie dans les 10 prochaines années, et comment celle-ci améliorera la façon dont les gens interagissent avec le monde“, déclare dans un communiqué Blaise Agϋera y Arcas, à la tête du groupe de recherche pour l’intelligence artificielle de Google à Seattle. “En travaillant avec Movidius, nous sommes en mesure d’étendre cette technologie au-delà du data center et dans le monde réel, offrant aux gens les avantages de l’intelligence artificielle dans leurs appareils personnels.

Google va utiliser la dernière puce graphique de Movidius – la MA2450. Cette carte VPU (Vision Processor Unit) MA2450 est la seule sur le marché à pouvoir effecteur des calculs de réseaux neuronaux sur une surface et une consommation en énergie aussi faibles. On parle d’un processeur qui fait 6,5 mm carrés pour une épaisseur d’1 millimètre et consommant quelques centaines de milliWatts seulement pour des traitement de données de l’ordre de 3 téraflops par seconde. ! A des fins de comparaison, la puce PrimeSense qui est au coeur de la technologie Kinect de Microsoft consomme plus d’ 1 W. Le MA2450 est la dernière génération de processeurs graphiques de la famille Myriad 2, présentant de meilleures performances que le MA2100, annoncé l’année dernière.

Processeur graphique Movidius

Les progrès technologiques que Google a faites dans le domaine de l’intelligence artificielle et des réseaux neuronaux sont incroyables. Intégrer cette technologie dans les appareils grand public revient à relever le défi de l’efficacité énergétique extrême, et c’est là où est nécessaire une synthèse considérable entre l’architecture matérielle sous-jacente et le calcul neuronal“, déclare Rémi El-Ouazzane, Directeur Général et co-fondateur de Movidius. “La mission de Movidius est d’apporter l’intelligence visuelle aux appareils afin qu’ils puissent comprendre le monde d’une manière plus naturelle. Ce partenariat avec Google va nous permettre d’accélérer cette vision d’une façon tangible“.

Avec cette annonce, la représentation en 3D en temps réel à partir de nos smartphones n’a jamais été aussi proche. Bien évidemment, au-delà des smartphones, ce sont tous les appareils qui gravitent autour de nous qui vont pouvoir en bénéficier : drones, robots, casque de réalité virtuelle, voitures connectées, wearables

Plus d’informations sur www.movidius.com

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Google et Movidius s’associent pour mettre le deep learning au coeur de nos smartphones

How many ways can you arrange 128 tennis balls? Researchers solve an apparently impossible problem

Researchers have solved an apparently overwhelming physics problem involving some truly huge numbers. In summary, the problem asks you to imagine that you have 128 tennis balls, and can arrange them in any way you like. The challenge is to work out how many arrangements are possible and – according to the research – the answer is about 10^250, also known as ten unquadragintilliard: a number so big that it exceeds the total number of particles in the universe.
How many ways can you arrange 128 tennis balls? Researchers solve an apparently impossible problem

Robot Thymio ou la synthèse parfaite de l’éducation du futur

Les nouvelles technologies font partie du quotidien de tout un chacun mais lorsque se pose la question de savoir si les enseignants doivent les utiliser dans le cadre de leur cours, le sujet devient brûlant entre partisans et opposants.

Avec la mise en place du « Plan numérique » par le Ministère de l’éducation nationale, la question n’est plus de savoir s’il faut ou non intégrer l’informatique dans les cursus scolaires mais comment le faire de manière intelligente. Petit tour d’horizon de ce que les nouvelles technologies telle que la robotique, et en particulier le robot Thymio, peut amener de bénéfique à l’éducation des jeunes.

Robot Thymio en classe

L’argument des sceptiques face à l’introduction des nouvelles technologies dans les écoles est qu’actuellement la très grande majorité des enfants utilise quotidiennement l’ordinateur ou des appareils mobiles, et que les adultes n’ont donc rien à leur apprendre. Face à ce raisonnement, il est assez simple de faire l’analogie avec une des matières fondamentales de la scolarité obligatoire, la langue française. En effet, il est admis que même si les enfants à leur entrée à l’école savent déjà parler la langue de Molière, ils vont l’étudier sous toutes ses coutures tout au long de leur cursus scolaire. Ceci est lié au fait que la société attend de la part des citoyens qu’ils ne sachent pas uniquement parler mais qu’ils maîtrisent de la forme la plus complète possible leur outil de communication.

Ce qui s’applique à une branche fondamentale telle que le français, s’applique aussi à l’informatique car l’usage que peut en faire le jeune dans le cadre familial est bien souvent celle d’un spectateur passif. Face à cette constatation, la mission de l’enseignant est de faire passer le jeune d’un consommateur passif à celui d’un utilisateur actif qui comprend ces nouvelles technologies et qui par conséquent est plus à même d’en tirer les avantages tout en étant conscient des risques et dangers. Ceci dit, il reste le problème de savoir quels outils utiliser.

Robot Thymio sous toutes ses coutures

La robotique a deux avantages éducatifs. Il s’agit d’un domaine à la croisée de plusieurs matières telles que l’informatique, la mécanique et de l’électronique et qui bénéficie en général d’un intérêt certain de la part des jeunes. Néanmoins, la perception qu’ils ont des robots est souvent biaisée par les films et se limite souvent aux robots humanoïdes ou utilitaires tels que les robots aspirateurs. Ainsi, lorsqu’ils découvrent pour la première fois Thymio, ils sont en général assez surpris d’apprendre que ce boîtier blanc qui tient dans une main est un robot.

Il faut dire que le design a été pensé pour être épuré afin de captiver autant les garçons que les filles, et pour être utilisé autant en enfantine qu’au lycée. La neutralité du look laisse place à la créativité de l’enfant ou du jeune qui peut notamment programmer les LEDS lumineuses pour customiser à volonté son robot. Thymio possède aussi des attaches compatibles avec des briques LEGO© ce qui permet d’explorer, pour les curieux de mécaniques et ceci dès 6 ans, les constructions les plus extravagantes.

Sorti de sa boîte, Thymio est immédiatement utilisable et interactif grâce à une palette de six comportements préprogrammés. L’enseignant peut profiter de cette fonctionnalité pour faire découvrir la démarche scientifique aux plus jeunes, en invitant l’enfant à faire une hypothèse sur le fonctionnement de chaque comportement et à le vérifier par l’expérimentation. Il faut souligner que chaque capteur de Thymio est doté d’une visualisation de son activité, afin que l’enfant puisse comprendre ce que voit le robot et ceci sans ordinateur.

Néanmoins, le principal intérêt de Thymio, c’est qu’il est programmable ! Lorsqu’on parle de programmation, la majorité des personnes imagine des lignes de textes incompréhensibles à la suite (si possible en vert sur un écran noir comme à l’époque des premiers ordinateurs).

Thymio sur la planète Mars

Que nenni ! Thymio a été pensé pour les enfants et ceci implique un langage de programmation simple utilisant des images mais qui permet de faire des choses complexes. Ainsi, en novembre dernier une centaine de jeunes à travers le monde, âgés de 8 à 13 ans, ont pu piloter à distance des Thymio grâce à la programmation graphique pour sauver une mission spatiale sur Mars. A la différence des concours habituels de robots où les équipes s’affrontent les unes contres les autres, les participants devaient collaborer tous ensemble à la bonne réalisations de la mission de sauvetage. Ainsi au-delà de la programmation, les jeunes ont dû apprendre à communiquer, s’organiser et gérer chaque étape avec des collègues qui étaient à des milliers de kilomètres de distance.

Thymio déguisé en requin

Mais revenons à la programmation. Pour les plus âgés, Thymio est programmable par texte comme le font les informaticiens professionnels et afin de passer du tout visuel au code, il est aussi possible de programmer en passant par le langage Blockly, similaire à Scratch et qui associe texte et icônes. Pour les plus mordus, Scratch est aussi disponible mais dans une version bêta.

Enfin ce robot est totalement « open source » , ce qui permet d’en consulter les schémas électroniques, le code qui le gère et permet de le connecter à n’importe quel autre système informatique, du Raspberry PI au serveur LINUX pour les mordus du code. Un outil exceptionnel, donc, utilisé dans des écoles enfantines comme dans des programmes de recherche de la communauté Européenne.

Bien entendu tout ceci n’aurait pas de sens si l’on occultait la formation des enseignants. Actuellement, 1 200 enseignants ont été formés à l’utilisation de Thymio et plus de 10 000 enfants l’ont utilisé en classe. Thymio n’est pas simplement un robot éducatif de plus. Thymio, c’est un ensemble de valeurs autour de la découverte, de la collaboration et du partage au service de l’éducation au monde numérique.

Francesco Mondada
Professeur de robotique à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, initiateur de nombreux projets de robotique éducative et de recherche (robots Khepera, e-puck ou Thymio) et particulièrement engagé dans l’application réelle des résultats de recherche, par exemple dans l’éducation primaire.

Mariza Freire
De formation littéraire mais active depuis de nombreuses années dans la promotion des sciences et des technologies auprès des jeunes, co-fondatrice de l’association Mobsya.

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Robot Thymio ou la synthèse parfaite de l’éducation du futur