Grâce aux algorithmes, le robot HyQ pourra intervenir en cas de désastre

Ce robot quadrupède HyQ sera bientôt prêt à être envoyé sur des lieux sinistrés après une catastrophe nucléaire. Développé initialement à l’Institut Italien de Technologie (IIT) puis dupliqué pour les ingénieurs de l’ETH Zurich.

Les ingénieurs italiens et suisses développent des algorithmes qui espèrent-ils, donneront suffisamment de robustesse au robot pour une utilisation au cours de missions de recherche et sauvetage, trop dangereuses pour y envoyer des vies humaines ou des chiens de sauvetage.

Le robot quadrupède HyQ a été développé et fini d’être construit en 2010 par Claudio Semini, de l’Institut Italien de Technologie (IIT) à Gênes. Une copie du robot a été construite en 2012 pour le laboratoire du Professeur Jonas Buchli de l’ETH Zurich, financée en partie par la National Science Foundation. C’est l’équipe de Buchli qui développe ces algorithmes.

hyq le robot quadrupède

“Une des principales caractéristiques de ce robot est l’utilisation d’un système d’actionnement qui est mécaniquement très robuste et rapide, comparable à des roues, des actionneurs hydrauliques contrôlent les articulations. Chez les humains nous avons des muscles pour déplacer nos articulations, nous utilisons ce même genre de dispositif pour contrôler et déplacer les articulations [du robot] et ces actionneurs sont capables de résister à des impacts alors qu’avec des moteurs électriques il pourrait y avoir quelques problèmes. Ceci est une caractéristique clé de ce robot qui lui permet de résister aux chocs liés à la marche ou au trot.”, a expliqué le post-doctorant Thiago Boaventura à Reuters.

Chaque actionneur parvient à contrôler toutes les forces interagissant dans les quatre pattes. Ainsi, sans introduire un seul ressort dans ce robot, les ingénieurs peuvent contrôler le comportement dynamique du robot à partir d’un logiciel permettant de paramétrer la raideur dans les pattes ou encore l’amortissement. Le logiciel émule l’élasticité du robot.

Contrôler la force de HyQ est essentiel. “La force, ou ce que nous appelons aussi le contrôle de couple / tension de ce robot est une caractéristique très importante lorsque le robot interagit avec son environnement, et il est le seul paramètre qui permet une interaction de façon robuste, et ceci est le coeur de nos recherches sur cette machine, d’avoir une machine qui puisse aller et travailler dans des environnements qui lui sont inconnus et faire cela de manière robuste, de sorte que nous puissions utiliser ces robots dans des actions utiles”, poursuit Thiago Bonaventura.

A la différence du robot chien Spot développé secrètement par Boston Dynamics, les ingénieurs de l’ETH Zurich n’hésite pas à dévoiler les spécificités de leur robot, afin d’encourager d’autres chercheurs à développer leurs propres robots. La vidéo montre la stabilité du robot sur un tapis roulant mais également sa capacité à résister debout aux coups portés par un membre de l’équipe.

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Grâce aux algorithmes, le robot HyQ pourra intervenir en cas de désastre

Simbe Robotics dévoile Tally, un robot pour supermarchés

Les robots arrivent dans nos supermarchés ! Il n’y a plus de doutes avec Tally de la startup Simbe Robotics, un robot qui circule dans les rayons du magasin en quête de produits à réapprovisionner ou d’étiquetage à corriger.

Tally est une plateforme mobile d’une quinzaine de kilos et mesurant 96 cm de hauteur, capable de se déplacer et analyser en temps réel les rayons du magasin dans lequel il se trouve et aux heures d’ouverture. Pour cela, il navigue de manière autonome dans les allées en évitant les obstacles ou les personnes qu’il rencontre sur son passage. Il sait où est censé se trouver chaque article, connaît son prix ainsi que le niveau des stocks. Il peut donc théoriquement garder la trace de tous les produits vendus en magasin, détecter leur absence en rayon, alerter si le prix affiché est différent du prix en caisse…

“Si un produit est indisponible au moment où le client veut l’acheter, le commerçant rate la vente et déçoit son client.” explique Brad Bogolea, le PDG et co-fondateur de la startup Simbe Robotics dans la Silicon Valley, dans le communiqué de presse pour le lancement du robot. “Tally aide les commerçants à relever ces défis en fournissant une analyse plus précise et opportune de l’état des stocks en magasin et en libérant du personnel qui va pouvoir se concentrer sur le service client”.

Pour les supermarchés, Tally est très pratique. Rien à bouger, aucun équipement supplémentaire à prévoir. Le robot utilise ses capteurs pour naviguer de manière autonome et analyser les étagères en magasin. Tally stocke les données qu’il cumule sur une plateforme dans le cloud, consultables par les managers d’équipes. Il est possible de connaître en temps réel les produits à remettre en rayon, de localiser les produits qui ont été abandonnés par les clients dans le magasin. Le robot peut même donner des conseils sur l’amélioration des performances du supermarché.

Plusieurs magasins aux Etats-Unis et en Asie ont été convaincus par les performances du robot et sont actuellement en train de le tester au sein de leur établissement.

Robot se déplace dans les rayons d'un supermarché

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Simbe Robotics dévoile Tally, un robot pour supermarchés

Des prunes même pour les Google Car

Avec son air sympathique et enfantin, la Google Car n’a pas évité de se faire arrêter par les forces de police cette semaine. Un fait divers que n’a pas manqué de relayer sur les réseaux son constructeur.

L’image ci-dessus a été tweetée par un employé de Google, David Weekly. A priori, la voiture se serait faite arrêtée pour conduite dangereuse car elle ne roulait pas assez vite. L’incident s’est produit sur la route d’El Camino Real, près du campus Google en Californie, une zone limitée à 35 mph (soit 56 km/h), alors que la voiture de Google roulait à 24 mph (soit 39 km/h) et était en train de créer un bouchon. L’agent a contacté les opérateurs du véhicule via les écrans situés à bord, afin de comprendre commet la voiture établit sa vitesse en fonction de la route empruntée et du trafic rencontré.

Pour le moment, les équipes de Google ont volontairement limité la vitesse de circulation de toutes leurs Google Car à 40 km/h, afin que les passants les voient circuler à une vitesse raisonnable et que cela les rassure.

Google a également profité de cet ‘évènement’ pour rappeler que c’est la première contravention depuis le début des tests, soit après 2 millions de kilomètres parcourus.

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Des prunes même pour les Google Car

Pour améliorer la sûreté des robots, cette machine frappe des volontaires

Un des grands défis pour les constructeurs de robots est la mise au point de systèmes qui permettent d’assurer la sécurité des êtres humains se trouvant à proximité du robot. L’institut allemand Fraunhofer étudie de près cette problématique.

Depuis plusieurs années, l’équipe de Roland Behrens du Fraunhofer Institute for Factory Operation and Automation (IFF) enseigne aux machines comment éviter de blesser une personne. Pour cela, les chercheurs ont mis au point un robot cogneur et l’ont testé sur de courageux volontaires… Avant d’apprendre à ne pas faire mal, il faut bien que le robot comprenne la force maximale qu’il peut appliquer et le seuil de douleur humaine.

La machine conçue par l’IFF est très simple, il s’agit d’un système mécanique qui vient frapper le bras ou l’épaule du cobaye par un mouvement de pendule. La vitesse du bras et la force de l’impact sont suivies par ordinateur. Une fois que la machine a donné un coup au volontaire, ce dernier évalue la douleur sur une échelle de un à dix. Lorsqu’il considère que la douleur atteint le niveau n°5, il est sujet à une échographie afin d’analyser les contusions suite à l’impact.

Bras robots Kuka

Robot de l'institut Fraunhofer

Des accidents impliquant des robots industriels arrivent chaque année. L’an dernier ce sont 158 accidents qui ont été recensés en Allemagne, un record depuis 2005. Ce qui est relativement bas comparé à d’autres types d’accidents, mais qui dessert l’image de la robotique en général. La robotique collaborative qui vise à rapprocher les robots des hommes en assistant ces derniers dans des tâches répétitives plus ou moins complexes, a le vent en poupe. Selon une étude d’ABI Research, le marché des robots collaboratifs devrait passer de 100 millions de $USD à 1 milliard de $USD d’ici 2020.

Il est donc essentiel que la sécurité des opérateurs soit assurée dans un environnement où des êtres humains sont amenés à circuler. Roland Behrens espère donc trouver grâce à son dispositif un moyen de doter les futurs robots d’une meilleure compréhension du seuil de la douleur humaine. “La meilleure façon est d’éviter tout contact en premier lieu.” déclare-t-il à la presse. “Si le contact se produit, les conséquences doivent être si minimes que la personne doit pouvoir se présenter à son travail le lendemain, avec une ecchymose tout au plus, mais certainement pas avec une blessure ou une plaie ouverte.”

L’équipe appliquera certainement ses résultats au prototype ANNIE en cours de développement au Fraunhofer de Magdeburg en Allemagne : une plateforme sur roues d’une valeur de 300 000 euros, équipée avec six caméras et un bras LBR IIWA de Kuka avec une pince à trois doigts de Robotiq.

Crédits photo Martin Leissl / Bloomberg

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Pour améliorer la sûreté des robots, cette machine frappe des volontaires