Peut-on avoir de l’empathie pour un robot ?

La littérature et le cinéma exploitent depuis longtemps le thème de la relation homme / robot. Les machines froides et insensibles de Star Trek ont laissé place à des relations plus complexes : Real Humans, Her, etc. De l’affection, voire une certaine forme d’amour, semble se dessiner entre les humains et leurs homologues artificiels.

Partout dans le monde, ingénieurs et scientifiques cherchent à donner aux robots des airs bienfaisants et compréhensifs, conditions essentielles pour les intégrer dans nos vies quotidiennes. Mais prêter aux machines des caractéristiques humaines peut-il nous amener à les considérer comme nos semblables ? Peut-on ressentir de l’empathie pour un être fait de circuits imprimés et de boulons ?

Grand mère embrasse robot NAO

Il semble que oui. Et des chercheurs japonais ont récemment apporté une preuve de plus. Dans une expérience menée auprès de quinze volontaires, ils ont étudié l’activité cérébrale d’un humain face à des photos présentant un homme, puis un robot, dans des situations douloureuses. Ils ont découvert que le système limbique, siège des réponses émotionnelles, s’activait de la même façon dans les deux situations. Si cette réponse s’exprime cependant de façon plus faible pour les robots, elle reste le signe que nous ressentons, involontairement, de l’empathie pour eux.

expérience doigt coupé et robot

Une précédente étude de l’Université Duisburg et Essen en Allemagne était arrivée aux mêmes conclusions. Quatorze volontaires étaient mis face aux vidéos d’un homme, puis du robot-dinosaure Pleo, dans des situations agréables. L’expérience était ensuite renouvelée avec, cette fois, des vidéos des chercheurs en train de maltraiter une actrice et de frapper le robot. Ils ont détecté le même sentiment d’empathie pour Pleo et pour l’actrice.

Robot dinosaure Pleo mange

Impossible ? Vous en jugerez par vous-même…

Depuis plusieurs années, l’armée américaine a alerté sur ce phénomène quand elle s’est rendue compte que certains de ses soldats développaient un sentiment d’attachement pour leur compagnon robotique de déminage. Au point de ressentir de leur donner des noms, de ressentir une peine réelle lorsque celui-ci était détruit dans une opération délicate et de leur offrir de vrais obsèques.

Ces résultats doivent-ils nous surprendre ? Nous inquiéter ? Non. L’espèce humaine est par nature empathique. Il y a quelques centaines d’années, des animaux comme les chiens et les chats avaient une fonction principalement utilitaire : ils gardaient le foyer ou chassaient les rongeurs pour protéger les récoltes. Il aurait paru excentrique de leur porter une réelle affection. Aujourd’hui, ils sont pourtant nos compagnons du quotidien. Le même schéma se reproduira t-il pour les robots ? C’est en tout cas en bonne voie.

Reste à savoir si ces relations s’arrêteront à la simple affection ou s’ils iront plus loin, comme le prédisent déjà certains chercheurs qui pensent que d’ici une cinquantaine d’années, la robophilie sera la norme.

Robot et tête de mort

Crédits : Javier Pierini, Toyohashi University of Technology, Titus Nachbauer, iLexx.

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Peut-on avoir de l’empathie pour un robot ?

Ce robot prépare des cocktails en fonction de votre profil Facebook

Des designers allemands ont eu l’idée géniale de combiner un distributeur de boisson intelligent avec un algorithme pouvant déterminer un profil type selon les commentaires laissés sur le réseau social Facebook. Ce robot produit des cocktails qui s’adaptent selon la personnalité de chacun.

Social Shot prépare des cocktails alcoolisés en fonction de vos interactions sur Facebook. Il se base sur un algorithme développé par des chercheurs de l’Université de Cambridge. Cet algorithme est capable de déterminer la personnalité de n’importe quel utilisateur de Facebook sur la base des posts qu’il ou elle aime. En utilisant le modèle des Big Five, notion en psychologie des cinq traits de la personnalité chez l’être humain – Ouverture, Conscienciosité, Extraversion, Agréabilité et Névrosisme – l’équipe britannique a découvert comment faire une analyse psychologique à partir de simples données sociales.

Simon Frambach, un des inventeurs de ce robot barman, explique que l’équipe souhaitait pouvoir retranscrire ces données numériques dans le monde réel. Comment ? Par l’alcool ! L’équipe a donc associé une boisson différente à chaque trait de personnalité. Le sirop de grenadine pour le névrosisme, le jus de citron pour l’extraversion, le Curaçao pour l’ouverture, la liqueur de basilic pour l’agréabilité et la vodka pour la conscienciosité. “Nous voulions créer une façon cool pour les gens de visualiser leur personnalité… et puis de la boire!” s’exclame Simon Frambach.

Afin d’apporter une touche ludique et esthétique à cette expérience, l’équipe a choisi les liquides en tenant compte de la densité de chacun et garder ainsi une séparation entre les couleurs. Le sirop de grenadine a été choisi pour sa forte densité, la vodka au contraire pour sa faible densité. Bien évidemment, les boissons que le robot prépare ont toutes bon goût.

Boissons préparées par un robot barman

Pour commander une boisson, l’utilisateur se connecte à une plateforme et y relie son compte Facebook. Après avoir analysé les posts likés, le dispositif ouvre ses cinq robinets et laisse couler les liquides dans un tube à essai. Il ne reste plus qu’à déguster le doux breuvage du Social Shot caractéristique de sa propre personnalité. Tout un programme !

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Ce robot prépare des cocktails en fonction de votre profil Facebook

Le bras LBR IIWA de Kuka sait jouer au ping-pong

Les bras robots Kuka et le ping-pong… une histoire d’amour ! C’est un peu le passage obligé, le baptême de feu pour un bras robotique de la marque allemande. Après le KUKA KR AGILUS, c’est au tour du modèle KUKA LBR IIWA de se prêter au jeu…

Le LBR KUKA IIWA de l’Université de Stanford en Californie sait détecter les trajectoires des balles de tennis de table et faire quelques échanges avec les étudiants. Mais il ne s’arrête pas là : il peut également attraper une balle avec une tasse à café ou contrôler un drone en vol et le faire atterrir. Ce, grâce au travail des chercheurs du laboratoire d’Intelligence Artificielle de Stanford.

Faire jouer au ping pong un robot relève du défi, entre la mise au point d’un système de vision, la manipulation d’objets, des prises de décision rapides en temps-réel et la programmation du robot pour calculer les trajectoires et points de chute de la balle.

Selon Stanford News, “la mission requiert une large gamme de compétences de base mais nécessite en général du robot qu’il sache où il se situe dans l’espace, qu’il détecte les objets alentours et qu’il interagissent de façon autonome avec les objets dans son environnement.”

Cet été l’équipe scientifique du laboratoire d’IA de Stanford avait posté cette vidéo du bras KUKA LBR IIWA.

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Le bras LBR IIWA de Kuka sait jouer au ping-pong

Grâce aux algorithmes, le robot HyQ pourra intervenir en cas de désastre

Ce robot quadrupède HyQ sera bientôt prêt à être envoyé sur des lieux sinistrés après une catastrophe nucléaire. Développé initialement à l’Institut Italien de Technologie (IIT) puis dupliqué pour les ingénieurs de l’ETH Zurich.

Les ingénieurs italiens et suisses développent des algorithmes qui espèrent-ils, donneront suffisamment de robustesse au robot pour une utilisation au cours de missions de recherche et sauvetage, trop dangereuses pour y envoyer des vies humaines ou des chiens de sauvetage.

Le robot quadrupède HyQ a été développé et fini d’être construit en 2010 par Claudio Semini, de l’Institut Italien de Technologie (IIT) à Gênes. Une copie du robot a été construite en 2012 pour le laboratoire du Professeur Jonas Buchli de l’ETH Zurich, financée en partie par la National Science Foundation. C’est l’équipe de Buchli qui développe ces algorithmes.

hyq le robot quadrupède

“Une des principales caractéristiques de ce robot est l’utilisation d’un système d’actionnement qui est mécaniquement très robuste et rapide, comparable à des roues, des actionneurs hydrauliques contrôlent les articulations. Chez les humains nous avons des muscles pour déplacer nos articulations, nous utilisons ce même genre de dispositif pour contrôler et déplacer les articulations [du robot] et ces actionneurs sont capables de résister à des impacts alors qu’avec des moteurs électriques il pourrait y avoir quelques problèmes. Ceci est une caractéristique clé de ce robot qui lui permet de résister aux chocs liés à la marche ou au trot.”, a expliqué le post-doctorant Thiago Boaventura à Reuters.

Chaque actionneur parvient à contrôler toutes les forces interagissant dans les quatre pattes. Ainsi, sans introduire un seul ressort dans ce robot, les ingénieurs peuvent contrôler le comportement dynamique du robot à partir d’un logiciel permettant de paramétrer la raideur dans les pattes ou encore l’amortissement. Le logiciel émule l’élasticité du robot.

Contrôler la force de HyQ est essentiel. “La force, ou ce que nous appelons aussi le contrôle de couple / tension de ce robot est une caractéristique très importante lorsque le robot interagit avec son environnement, et il est le seul paramètre qui permet une interaction de façon robuste, et ceci est le coeur de nos recherches sur cette machine, d’avoir une machine qui puisse aller et travailler dans des environnements qui lui sont inconnus et faire cela de manière robuste, de sorte que nous puissions utiliser ces robots dans des actions utiles”, poursuit Thiago Bonaventura.

A la différence du robot chien Spot développé secrètement par Boston Dynamics, les ingénieurs de l’ETH Zurich n’hésite pas à dévoiler les spécificités de leur robot, afin d’encourager d’autres chercheurs à développer leurs propres robots. La vidéo montre la stabilité du robot sur un tapis roulant mais également sa capacité à résister debout aux coups portés par un membre de l’équipe.

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Grâce aux algorithmes, le robot HyQ pourra intervenir en cas de désastre