Drone Task Force to Deliver Registration Report on Nov. 21

The task force developing recommendations for mandatory drone registration will deliver its report to the Federal Aviation Administration (FAA) on Saturday, Nov. 21. The FAA “will consider their recommendations and the public comments as we develop an Interim Final Rule on registration, which will likely be released next month and go into effect shortly thereafter.”
Drone Task Force to Deliver Registration Report on Nov. 21

Deux robots Valkyrie bientôt dans les mains de deux universités américaines

Le Centre spatial américain a pris la décision de placer deux prototypes R5 “Valkyrie” dans deux grandes universités américaines, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Université Northeastern, afin qu’elles développent la recherche sur son robot astronaute.

Envoyer un astronaute dans l’espace est à la fois dangereux et coûteux. Les ingénieurs de la NASA sont bien placés pour le savoir et développent depuis plusieurs années l’humanoïde Valkyirie pour minimiser les risques et les coûts. Elle a décidé de le confier à ces deux universités américaines pour accélérer son développement.

LA NASA n’a pas choisi les deux universités par hasard. Elle l’a fait à l’issue d’une compétition robotique organisée entre les universités qui avaient pris part aux finales de la DARPA Robotics Challenge, ce tournoi qu’avait remporté le robot humanoïde coréen du KAIST. C’est donc l’équipe du Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (CSAIL) du MIT pour son programme Robust Autonomy for Extreme Space Environments program au MIT et l’équipe du groupe de recherche Accessible Testing on Humanoid-Robot-R5 and Evaluation of NASA Administered (ATHENA) Space Robotics Challenge de l’Université Northeastern de Boston. Chaque équipe recevra prochainement un robot R5.

Robot R5 Valkyrie de la NASA

1 mètre 90 pour 125 kilos, cet imposant humanoïde construit en partenariat entre le Johnson Space Centre, l’Université du Texas et la Texas A & M, était conçu initialement pour des missions de secours de personnes en cas de sinistre. Sa piètre participation aux demi-finales de la DARPA en 2013 ne lui avait pas permis de se qualifier pour les finales. Mais la NASA n’a pas souhaité abandonner le projet et R5 revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Sa mission a été quelque peu modifiée puisque la NASA souhaite en faire un éclaireur pour ses futures voyages dans l’espace ou un assistant pour les personnes qui voyageront vers Mars.

En plus des robots, chaque groupe de recherche recevra pendant deux ans une subvention de $250 000 USD par an -subvention du Space Technology Mission Directorate (STMD)- ainsi qu’une assistance technique assurée par la NASA. Les robots participeront également au défi robotique organisé par la NASA, le Space Robotics Challenge, visant à perfectionner l’autonomie des robots humanoïdes spatiaux.

“Les progrès de la robotique, y compris la collaboration homme-robot, sont essentiels pour le développement des capacités nécessaires à notre voyage vers Mars”, explique l’administrateur STMD associé Steve Jurczyk. “Nous sommes ravis de faire participer ces groupes de recherche universitaire qui aideront la NASA à franchir cette prochaine grande étape dans le développement de la technologie robotique.”

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Deux robots Valkyrie bientôt dans les mains de deux universités américaines

Ohbot, un kit d’émotions pour apprendre la robotique

Ohbot est un robot utilisé en tant que support pédagogique pour les jeunes enfants. Sympathique, il apporte une approche nouvelle tant par sa forme que par son utilisation. 

De nombreux robots ont été conçus afin de servir en tant que ressource pédagogique. Dès les années 70, l’enseignement a eu recours aux robots avec notamment la mise en place du langage Logo. Vous retrouverez ce dernier dans la rubrique ‘Langages’ de mon cv à côté du Cobol et du LSE.

Ce langage a été en particulier popularisé avec la notion de tortue. Que ce soit sur un écran d’ordinateur ou sur une feuille de papier, cette tortue était capable d’avancer ou de tourner selon les instructions qui lui étaient dictées. Sur cette base, des réalisations graphiques étaient dès lors possibles et prenaient forme que ce soit virtuellement ou plus concrètement avec un robot.

Robot tortue Tasman

Aujourd’hui, les projets éducatifs autour des robots sont nombreux. En effet, la réceptivité et la concentration qu’ont les enfants face à des projets robotiques sont un moteur dans cette recherche. Il est indéniable que découvrir l’informatique, les algorithmes et la logique grâce à un robot est bien plus sympathique et porteur que le fameux Hello World sur un écran.

Pour apprendre aux plus jeunes, des outils graphiques drap and drop permettent de s’initier facilement à la programmation. L’un des exemples forts est Scratch, une implémentation de Smalltalk, basée sur Squeak. Aujourd’hui, plus de 10,5 millions de projets partagés autour de Scratch existent. Parmi ces projets, j’ai adoré le robot Ohbot.

Ohbot est né de la collaboration entre Dan Warner, un enseignant, et Mat Wakler, un roboticien avec un expérience dans la robotique humanoïde. Ce robot est livré en kit et les enfant le construisent en une heure. La particularité de ce robot est d’être constitué d’un buste avec une tête. Les enfants peuvent le personnaliser et lui ajouter, par exemple, des décorations symbolisant les cheveux ou modifiant les sourcils.

tête de robot Ohbot

La version 2 du robot Ohbot sera disponible fin d’année et s’équipera de 7 moteurs (contre 6 sur la version actuelle) :

  • Tourner le cou
  • Baisser/lever la tête
  • Bouger les yeux sur les côtés
  • Baisser/lever les yeux
  • Baisser/lever les sourcils
  • Lever la bouche
  • Baisser la bouche

Afin de permettre une réduction des coûts, les capteurs du robot sont ceux du PC. La caméra permet la reconnaissance de forme ou le tracking du visage. Le micro permet également la reconnaissance de la parole. Les entrées clavier et  souris de l’ordinateur peuvent être utilisées. Piloter ce robot est un jeu d’enfant…  au propre comme au figuré. En Scratch, il suffit de faire des drag and drop pour déposer un bloc d’instructions, réparties par couleur selon leur type (mouvement, parole, son, données, opérateurs -logiques et mathématiques-, capteurs, événements, et contrôle). Au total, plus de 80 instructions seront ainsi à disposition.

instructions possibles : Software-Commands-File

Dans le cadre d’un outil pédagogique, des challenges pourront être donnés aux élèves tels que ‘raconter une histoire’, ‘être poète de rue’, ‘enseigner’ ou ‘être acteur’. De cette manière, ces enfants pourront découvrir tout en s’amusant les concepts clés de la programmation comme l’aspect séquentiel, les répétitions, les événements, les variables, les tests, etc.

Présentation du robot Ohbot

En ce qui concerne l’initiation à la robotique, les applications disponibles via Ohbot sont en général liées au déplacement d’un robot. Nous y retrouverons dès lors le suivi de lignes, les évitements d’obstacles ou les manipulations de bras. En optant pour une représentation d’une tête humanoïde, Dan Warner et Mat Wakler ont offert l’occasion aux enfants de réaliser des programmes d’une grande variété permettant, notamment, la transmission des émotions, du rire ou autre.

tête de robot kismet du MIT

Même si nous sommes encore loin des émotions dégagées par le robot émotionnel de Cynthia Breazeal, Kismet, Ohbot 2 a gagné un degré de liberté par rapport à la version précédente. Un voyage dans le futur nous menant à une version Ohbot 2 + x nous permet de l’imaginer muni de capacités développées telles que : “bouger les sourcils ou les oreilles”. Ce n’est pas tant la capacité de mouvement qui importe que l’expression de l’émotion inhérente à ce mouvement. La peur ou la joie s’exprime de fait par une myriade de micro mouvements de notre visage, de nos sourcils, de nos oreilles. Ohbot2 +x sera capable de répercuter ces expressions sur sa tête humanoïde. Je vous rappelle que Kismet est, quant à lui, capable de développer 15 degrés de liberté en la matière.

Tête robotique

Tête robotique

Ohbot2 +x permettra aux enfants d’apprendre à reconnaître et à exprimer la peur ou la joie. Chaque essai ou erreur se fera sans effet négatif sur une autre personne. Le non-dit de l’Autre pourra être appréhendé. Cet enfant apprendra à comprendre,  à interpréter. Il sera simplement meilleur citoyen, meilleur humain parce qu’il aura appris à reconnaître et à interpréter les expressions de peur et de joie, les siennes et celles des autres.

Curieuse contradiction que de se dire que cette compréhension tellement humaine pourra être transmise grâce à un humanoïde qui, pourtant, n’est ni de chair ni de sang.

Jérôme Damelincourt (@j_damelincourt)
Fondateur de Robopolis, passionné par les robots, l’intelligence artificielle, et les sciences cognitives, je vis mes rêves de robots.

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Ohbot, un kit d’émotions pour apprendre la robotique

ECA dévoile son grand projet de robotique humanoïde militaire pour la France

Ne pas refaire les mêmes erreurs du passé. Cette préoccupation est au coeur des réflexions que le Groupe ECA, filiale robotique et simulation du groupe industrial Gorgé, mène actuellement autour des robots humanoïdes destinés à un usage militaire par la France.

Cet été, le Groupe ECA annonçait la création d’une joint venture avec la startup Wandercraft, spécialisée dans la robotique exosquelette à usage médical. Appelée ECA Dynamics, clin d’oeil à la société Boston Dynamics qui développe toutes sortes de robots humanoïdes et quadrupèdes pour l’armée américaine et rachetée par Google fin 2013, la société est détenue à 51% par le groupe ECA et à 49% par Wandercraft. Cette société a vocation à combiner les technologies de robotique humanoïde apportées par Wandercraft et celles de robotique mobile apportées par le Groupe ECA pour développer des robots bipèdes ou quadrupèdes pour les domaines de la défense et la sécurité.

entraînement soldat et robots

Selon le calendrier du Groupe ECA, les premiers prototypes basés sur des technologies duales (civiles et militaires) peuvent être prêts d’ici à trois ans. Ces robots humanoïdes et quadrupèdes devraient être capables de franchir des obstacles, de se mouvoir dans des espaces où les robots actuels sont limités par les roues ou chenilles et de transporter des charges lourdes pour assister les soldats ou les ouvriers en milieu industriel. Ces robots à base humanoïde pourront, par exemple, inspecter une zone accidentée ou porter des charges. Le français envisage également des collaborations entre ses drones aériens et ses robots terrestres. Ils complèteront l’offre en robotique mobile terrestre que possède déjà le groupe français. Leur mise en service pourrait se faire entre 2020 et 2025.

« Nous cherchons à attirer des financements pour construire les premiers prototypes », a expliqué Guénaël Guillerme, directeur général d’ECA Group à une journaliste du Figaro, hier au salon Milipol dédié à la sécurité intérieure des États et qui a lieu en ce moment à Paris. “L’expérience montre que tous les robots à chenille ou à roues ont des problèmes de franchissement : fossé, fil barbelé, muret… Les robots qui marchent seront très utiles au sein des armées, des forces de sécurité, mais aussi du monde industriel ».

des robots et des soldats

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ECA dévoile son grand projet de robotique humanoïde militaire pour la France