Une intelligence artificielle pour évaluer la beauté humaine

Pour la première fois, les participants (es) ne défileront pas devant un jury composé d’humains mais devant une intelligence artificielle. Pour ce concours de beauté d’un nouveau genre, baptisé Beauty.AI, ce sont les algorithmes qui décideront du plus beau/belle.

Pour participer, les inscrits doivent télécharger une application, se prendre en selfie à partir de celle-ci et la lui soumettre. Chaque candidat sera jugé par des algorithmes de reconnaissance faciale et selon des critères de beauté bien définis.

Le Dr Alex Zhavoronkov, PDG d’Insilco Medicine, société de bio-informatique spécialisée dans la recherche contre le vieillissement et organisatrice du concours, explique au site Techcrunch : “Les récents progrès en deep learning (l’apprentissage profond) permettent aux machines une reconnaissance de la beauté bien plus fine qu’avant.”

Par cette initiative, l’organisateur souhaite étudier, à grande échelle à partir d’un échantillon planétaire, les différences de peau et l’évolution dans le temps en fonction de facteurs externes (fatigue, maquillage, etc…). Tout ceci en vue de développer des applications mobiles, comme RYNKL, une application qui permettra de monitorer son apparence physique et de connaître ainsi les caractéristiques de sa peau pour mieux prendre soin d’elle et se mettre en valeur. En effet, l’application sera capable de suivre les effets des produits cosmétiques (crème, maquillage, etc.) sur le visage et donner un avis impartial sur le “look” de chacun.

“Les gens ne se soucient peut-être pas d’allonger leur espérance de vie, mais ils sont sans aucun doute préoccupés par ce à quoi ils ressemblent”, poursuit Zhavoronkov. “Insilco Medicine a utilisé massivement les données multi-omiques (génomique, proteomique or métabolomique) fournies par des partenaires académiques et privés afin de prédire quels géroprotecteurs peuvent avoir des effets bénéfiques sur la peau, et nous avons besoin de tester l’efficacité de leur utilisation. Nous allons lancer une application appelée RYNKL dans les prochaines semaines, si tout va bien, qui permettra aux utilisateurs de prendre régulièrement des selfies pour analyser l’évolution de leurs rides en fonction de leur mode de vie, leur comportement, ainsi que de leur utilisation [de géroprotecteurs].”

Beauty.AI appelle non seulement les candidats à envoyer leurs selfies, mais également les développeurs à soumettre leurs algorithmes de détection des traits de la peau. Les meilleurs algorithmes seront récompensés. Pour inciter à envoyer son programme, on peut lire sur le site du concours : “Voudriez-vous entrer dans l’histoire en tant que premier data scientist à avoir enseigné à une machine à calculer l’attirance humaine ?” Avis aux amateurs…

Insilco Medicine renouvellera le concours tous les 6 mois. Elle a déjà reçu plusieurs milliers de photos de personnes pour participer à son concours de beauté, ce qui va l’aider à améliorer la précision de l’intelligence artificielle pour sa future application RYNKL. L’équipe se compose de 39 experts en bioinformatique originaires de 6 pays différents. Le reste se passe sur leur campagne Kickstarter

L’industrie des produits de beauté et anti-vieillissement est extrêmement puissante, les enjeux sont colossaux. Ce concours le prouve vu le nombre de sociétés qui ont répondu présentes : Microsoft, Nvidia, Youth Laboratories (qui développe des systèmes d’apprentissage profond pour l’analyse du visage) pour ne citer qu’elles.

Plus d’informations sur beauty.ai

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Une intelligence artificielle pour évaluer la beauté humaine

Kimeo : participez à un concours de création robotique avec la Cité des Sciences

Dans le cadre de l’année France-Corée, les Fab Labs de la Cité des sciences et de l’industrie Paris et du Gwacheon Science Center de Séoul unissent leurs savoirs pour une création commune d’un robot et proposent au grand public d’y participer.

A partir d’un kit fourni, 16 utilisateurs /trices français /es et coréens/ennes imagineront, créeront et programmeront ensemble un nouveau robot de janvier à mars 2016. Ce robot sera présenté au public en avril 2016.

Vous avez des compétences en conception, design, électronique, programmation ou autour de la robotique en général, vous parlez anglais et êtes motivé-e pour participer à l’aventure alors envoyez votre candidature avant le 15 janvier 2016 en remplissant le formulaire à cette adresse.

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Les Marines mettent fin au projet LS3 d’Alphabet (Google)

La mule robot développée par Boston Dynamics, spécialiste en robotique militaire détenu par Alphabet (Google), est trop bruyante selon les Marines. Trois ans après la première sortie du LS3 en 2012, l’Armée Américaine projet est retiré.

A l’origine, ce robot mule autonome développé conjointement avec la DARPA, la division de recherche du Pentagone, était conçu pour transporter le matériel des troupes sur de longues distances afin qu’ils se fatiguent moins. Pouvant transporter jusqu’à près de 200 kg, le robot surnommé BigDog ou AlphaDog, était capable de suivre un soldat à travers des terrains accidentés (montagne, forêt, jungle), impraticables pour un véhicule ordinaire.

Kyle Olson, un porte-parole des Marines, a déclaré au site Military.com que le bruit du moteur à essence du Legged Squad Support System (LS3) était nuisible tactiquement. “Alors que les Marines étaient en train de s’en servir, un des défis était de voir les potentielles possibilités en fonction des limites du robot“, explique Olson. “C’est comme ça : c’est un robot bruyant qui révélerait leur position“.

C’est évidemment un coup dur pour Boston Dynamics, ancienne spin-off du Massachussetts Institute of Technology (MIT), qui a développé ces dernières années d’autres types de robots, dont des quadrupèdes comme Spot (robot qui tirait le traîneau du Père Noel dans une vidéo postée par Boston Dynamics la semaine dernière), des bipèdes comme PETMAN ou ATLAS, ou des robots à roues comme SandFlea. Tous les regards se tournent désormais vers Spot, un robot plus léger que la mule LS3, plus maniable mais plus petit. A la différence de son grand frère, Spot est équipé d’un moteur électrique silencieux. Résultat : il est plus discret mais transporte moins de charge, jusqu’à 18 kg, ce qui ne fait pas non plus de lui, l’assistant idéal aux yeux des Marines.

Au delà de l’aspect bruyant ou de la capacité d’emport des robots militaires, une des questions en suspens est leur réparation en cas de problème lors d’une mission sur le terrain. Faudra-t-il le laisser sur place, risquer des vies humaines pour essayer de le récupérer … ? Il est certain que les Marines ont beaucoup appris aux côtés du LS3 au cours de leurs sorties en extérieur et que les technologies développées par Boston Dynamics seront réutilisées dans des applications futures.

Robot quadrupède BigDog de la DARPA

Depuis le démarrage du projet en 2010, la DARPA aura financé le développement des robots LS3 et Spot à hauteur de 32 millions de dollars, puis une rallonge de 10 millions de dollars pour soutenir les essais en extérieur par le Corps des Marines.

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Les Marines mettent fin au projet LS3 d’Alphabet (Google)