ECA dévoile son grand projet de robotique humanoïde militaire pour la France

Ne pas refaire les mêmes erreurs du passé. Cette préoccupation est au coeur des réflexions que le Groupe ECA, filiale robotique et simulation du groupe industrial Gorgé, mène actuellement autour des robots humanoïdes destinés à un usage militaire par la France.

Cet été, le Groupe ECA annonçait la création d’une joint venture avec la startup Wandercraft, spécialisée dans la robotique exosquelette à usage médical. Appelée ECA Dynamics, clin d’oeil à la société Boston Dynamics qui développe toutes sortes de robots humanoïdes et quadrupèdes pour l’armée américaine et rachetée par Google fin 2013, la société est détenue à 51% par le groupe ECA et à 49% par Wandercraft. Cette société a vocation à combiner les technologies de robotique humanoïde apportées par Wandercraft et celles de robotique mobile apportées par le Groupe ECA pour développer des robots bipèdes ou quadrupèdes pour les domaines de la défense et la sécurité.

entraînement soldat et robots

Selon le calendrier du Groupe ECA, les premiers prototypes basés sur des technologies duales (civiles et militaires) peuvent être prêts d’ici à trois ans. Ces robots humanoïdes et quadrupèdes devraient être capables de franchir des obstacles, de se mouvoir dans des espaces où les robots actuels sont limités par les roues ou chenilles et de transporter des charges lourdes pour assister les soldats ou les ouvriers en milieu industriel. Ces robots à base humanoïde pourront, par exemple, inspecter une zone accidentée ou porter des charges. Le français envisage également des collaborations entre ses drones aériens et ses robots terrestres. Ils complèteront l’offre en robotique mobile terrestre que possède déjà le groupe français. Leur mise en service pourrait se faire entre 2020 et 2025.

« Nous cherchons à attirer des financements pour construire les premiers prototypes », a expliqué Guénaël Guillerme, directeur général d’ECA Group à une journaliste du Figaro, hier au salon Milipol dédié à la sécurité intérieure des États et qui a lieu en ce moment à Paris. “L’expérience montre que tous les robots à chenille ou à roues ont des problèmes de franchissement : fossé, fil barbelé, muret… Les robots qui marchent seront très utiles au sein des armées, des forces de sécurité, mais aussi du monde industriel ».

des robots et des soldats

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ECA dévoile son grand projet de robotique humanoïde militaire pour la France

Bebop 2 de Parrot : plus d’autonomie pour encore plus de fun !

Faites place ! Le Parrot Bebop 2 est arrivé ! Dévoilé cette semaine à San Francisco par Henry Seydoux, PDG de Parrot, il est considéré comme le drone le plus abouti de la marque.

Ses points forts ? Sa prise en main, son autonomie, sa vitesse et sa stabilisation vidéo. Rien que ça ! Le Bebop 2 bénéficie d’une légère modification au niveau de son châssis qui semble plus robuste par rapport au Bebop de 1ère génération.

Côté performances, Parrot sort les crocs et a décidé de riposter face à une concurrence qui s’organise. Ainsi, le Bebop 2 bénéficie d’une plus grande autonomie avec un temps de vol qui atteint 25 minutes, soit plus du double de la version précédente. Des moteurs plus puissants qui lui permettront d’atteindre 100 mètres d’altitude en seulement 18 secondes, soit une ascension à 20 km/h. En outre, le quadrirotor est plus léger et donc plus rapide : il atteint la vitesse de 60 km/h en vol horizontal ! Pas de changement majeur du côté de sa caméra fisheye de 14 Mégapixels et de ses 8 Go de mémoire de stockage flash, comme sur le Bebop 1. Parrot maintient également la stabilisation numérique 3 axes qui permet de capturer de très belles images à 180 degrés en 1080p.

Drone Bebop 2 de Parrot vue de face

Henry Seydoux et Bebop 2 de Parrot

Au niveau de son contrôle, le Bebop 2 se pilote en Wifi depuis un smartphone ( via l’appli FreeFlight – une mise à jour est prévue) ou un casque VR pour un vol en immersion. Avec la radiocommande longue distance de Parrot, le SkyController, la portée du Bebop 2 passe à deux kilomètres.

Il faudra attendre le 14 décembre prochain pour pouvoir se le procurer à 549,99 euros. Comptez 499,99 euros de plus pour le Skycontroller.

Drone Bebop 2 de Parrot vue du dessus

Radio-commande Skycontroller de Parrot noire

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Bebop 2 de Parrot : plus d’autonomie pour encore plus de fun !

High-performance swimsuit developed: 2.4% faster swimming with the dolphin kick

Researchers have succeeded in developing a new high-performance swimsuit with a “kick assist system” that improves the power of the dolphin kick. High-speed swimsuits, which made their appearance at the 2008 Olympics in Beijing, were the driving force behind a barrage of new world records. However, the International Swimming Federation changed the rules significantly in 2010 due to a concern that swimming races were not being won by superior swimming techniques but by superior swimsuits, and the ruling body imposed strict regulations. These restrictions greatly narrowed the scope of swimsuit development and all but eliminated hope for improving swimsuit performance. To make a breakthrough under these conditions, the research group went back to the drawing board and put their heads together to figure out what exactly about a swimsuit allows a swimmer to go faster.
High-performance swimsuit developed: 2.4% faster swimming with the dolphin kick

Peut-on avoir de l’empathie pour un robot ?

La littérature et le cinéma exploitent depuis longtemps le thème de la relation homme / robot. Les machines froides et insensibles de Star Trek ont laissé place à des relations plus complexes : Real Humans, Her, etc. De l’affection, voire une certaine forme d’amour, semble se dessiner entre les humains et leurs homologues artificiels.

Partout dans le monde, ingénieurs et scientifiques cherchent à donner aux robots des airs bienfaisants et compréhensifs, conditions essentielles pour les intégrer dans nos vies quotidiennes. Mais prêter aux machines des caractéristiques humaines peut-il nous amener à les considérer comme nos semblables ? Peut-on ressentir de l’empathie pour un être fait de circuits imprimés et de boulons ?

Grand mère embrasse robot NAO

Il semble que oui. Et des chercheurs japonais ont récemment apporté une preuve de plus. Dans une expérience menée auprès de quinze volontaires, ils ont étudié l’activité cérébrale d’un humain face à des photos présentant un homme, puis un robot, dans des situations douloureuses. Ils ont découvert que le système limbique, siège des réponses émotionnelles, s’activait de la même façon dans les deux situations. Si cette réponse s’exprime cependant de façon plus faible pour les robots, elle reste le signe que nous ressentons, involontairement, de l’empathie pour eux.

expérience doigt coupé et robot

Une précédente étude de l’Université Duisburg et Essen en Allemagne était arrivée aux mêmes conclusions. Quatorze volontaires étaient mis face aux vidéos d’un homme, puis du robot-dinosaure Pleo, dans des situations agréables. L’expérience était ensuite renouvelée avec, cette fois, des vidéos des chercheurs en train de maltraiter une actrice et de frapper le robot. Ils ont détecté le même sentiment d’empathie pour Pleo et pour l’actrice.

Robot dinosaure Pleo mange

Impossible ? Vous en jugerez par vous-même…

Depuis plusieurs années, l’armée américaine a alerté sur ce phénomène quand elle s’est rendue compte que certains de ses soldats développaient un sentiment d’attachement pour leur compagnon robotique de déminage. Au point de ressentir de leur donner des noms, de ressentir une peine réelle lorsque celui-ci était détruit dans une opération délicate et de leur offrir de vrais obsèques.

Ces résultats doivent-ils nous surprendre ? Nous inquiéter ? Non. L’espèce humaine est par nature empathique. Il y a quelques centaines d’années, des animaux comme les chiens et les chats avaient une fonction principalement utilitaire : ils gardaient le foyer ou chassaient les rongeurs pour protéger les récoltes. Il aurait paru excentrique de leur porter une réelle affection. Aujourd’hui, ils sont pourtant nos compagnons du quotidien. Le même schéma se reproduira t-il pour les robots ? C’est en tout cas en bonne voie.

Reste à savoir si ces relations s’arrêteront à la simple affection ou s’ils iront plus loin, comme le prédisent déjà certains chercheurs qui pensent que d’ici une cinquantaine d’années, la robophilie sera la norme.

Robot et tête de mort

Crédits : Javier Pierini, Toyohashi University of Technology, Titus Nachbauer, iLexx.

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Peut-on avoir de l’empathie pour un robot ?