Sous l’égide de l’Université d’Edimbourg, l’humanoïde de l’espace de la NASA peut enfin marcher !

Entre mars et avril, la NASA livrait trois modèles de Valkyrie à des universités reconnues. Le laboratoire de Locomotion robotique du MIT, l’Université de NorthEastern, Lowell et l’Université d’Edimbourg en Ecosse recevaient chacune le tout dernier modèle de Valkyrie, le robot de l’espace dévoilé pour la première fois lors du Darpa Robotics Challenge (DRC) de 2013. Le but ? Aider la NASA à entraîner son robot afin d’accélérer sa mise en route et son envol pour la planète Mars.

Car si l’apprenti astronaute d’1,80 mètre et 125 kg a été équipé des meilleurs -mais aussi des plus chers- capteurs et logiciels du marché, la NASA peine à la faire fonctionner correctement. A tel point que Valkyrie a été éjecté du DRC pour problèmes de communication. Trop onéreux et trop surchargé, Valkyrie était muni d’innombrables capteurs en tout genre, limitant ainsi sa manœuvrabilité.

Initialement, le robot était équipé d’un capteur laser LidaR, de quatre caméras HD et de six caméras de profondeur, sans grande connaissance de ce à quoi chacun de ces éléments pourrait bien servir… Mais petit à petit, à force de tests et d’expérimentations, le chargement technologique du robot a progressivement été revu à la baisse pour répondre aux exigences de déplacement et de souplesse gestuelle requises pour effectuer les tâches les plus banales pour opérer dans l’espace.

Si les capacités de Valkyrie ne semblent pas évoluer bien rapidement, une chose est sûre, son design a lui bien changé depuis 2013 ! La preuve en images. Du concept artistique à sa dernière version en date, le modèle “Unit D”.

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le robot Valkyrie au Centre de Robotique d'Edinburgh

Nouveau programme de développement

En juin 2015, pour accélérer le développement de l’humanoïde, la NASA dépose un appel à contribution à destination du champ universitaire. Résultat, trois modèles ont donc été livrés courant avril aux universités précédemment mentionnées. Et les travaux progressent déjà à grand pas. L’Université d’Edimbourg, qui semble avoir fait le plus de progrès, a fait part il y a deux jours de ses avancées dans plusieurs vidéos. Et les conclusions sont déjà bluffantes. Valkyrie marche, ramasse une boîte et cartographie son environnement. Mais le robot est encore loin de mettre le pied sur le sol martien, ou même de quitter celui de la Terre. “Le plus gros challenge sera de réussir à faire en sorte que Valkyrie interagisse avec les gens. Pour cela, il nous faut mettre au point des algorithmes particulièrement souples. On rêve d’aboutir à une sorte de collègue de travail qui accompagnera et assistera les astronautes en missions spatiales” relativise Sethu Vijayakumar, directeur du Centre de Robotique d’Edimbourg.

Concrètement, l’entraînement dispensé à Valkyrie les amènera à travailler sur “des tâches simples comme la maintenance des panneaux solaires, la réparation des tableaux électriques, l’exploration et la récupération d’échantillons. Nous chercherons parallèlement à améliorer le contrôle de ses mouvements et sa capacité à saisir des objets inconnus, de façon à ce que Valkyrie devienne autonome” a indiqué Taskin Padir, de l’Université Northeastern de Lowell à IEEE Spectrum.

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Sous l’égide de l’Université d’Edimbourg, l’humanoïde de l’espace de la NASA peut enfin marcher !